May 24, 2008

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Actualité | International I Cote d'Ivoire
Yamoussoukro et ses éléphants blancs
Côte d’Ivoire Symbole de la flamboyance de l’ère Houphouët-Boigny, la ville s’orne aujourd’hui d’une basilique inutile, d’un palais présidentiel déserté, de grandes écoles décrépites… Le président Gbagbo a pourtant affirmé qu’elle serait enfin la capitale du pays. En lançant à son tour des grands chantiers. Reportage.

Mai 2008 ● Afrique Asie - Par Yéo Koré Koffi

LORSQU’IL VA À YAMOUSSOUKRO, GBAGBO RÉSIDE DANS LE « GISCARDIUM » EN RÉFÉRENCE À L’ANCIEN CHEF DE L’ÉTAT FRANÇAIS.
Yamoussoukro, fin mars 2008. L’imposant hôtel Président, avec son restaurant panoramique situé au dernier étage, abrite les états généraux de la solidarité organisés par le ministère de la Solidarité et des Victimes de guerre. Les quelque 300 participants semblent flotter dans l’immense hôtel. Des artisans ont profité de l’occasion pour venir exposer leurs créations, essentiellement des habits traditionnels, dans le grand hall de marbre rose. Le séminaire a pris fin le 29 mars et les participants sont rentrés chez eux. L’hôtel semble s’être vidé d’un seul coup. « Vivement le prochain séminaire, dit Kouakou, un des employés. On aura plus un seul client durant toute la semaine. L’hôtel ne vit que grâce aux week-ends, lorsque les gens de Yamoussoukro organisent des funérailles, ou aux séminaires. Et lorsque le chef de l’État vient à Yamoussoukro. Sa suite loge ici. »
◗ Chantiers de la démesure

Justement, avant la fin des états généraux de la solidarité, le président avait fait un tour dans la ville en compagnie de l’ancien ministre socialiste français, Jack Lang, pour visiter les chantiers des palais présidentiel, de l’Assemblée nationale et du sénat qu’il est en train d’y construire. À la fin de la visite, Laurent Gbagbo déclara que c’était dans les moments de crise qu’il fallait lancer les grands chantiers. Ce qu’approuva Jack Lang au cours d’une conférence de presse. Le président a décidé de rendre effectif le transfert de la capitale ivoirienne à Yamoussoukro.
Un hôtel des députés destiné à accueillir les parlementaires lors des sessions a déjà été construit par les Chinois, pour un coût de 22 milliards de francs CFA. Dans les années 1980, le premier président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, avait voulu faire de son village la capitale du pays. Il avait alors transformé les ruelles en gigantesques boulevards bordés de milliers de lampadaires, qui donnaient le sentiment qu’il ne faisait jamais nuit à Yamoussoukro. Et construit des grandes écoles destinées à accueillir des milliers d’étudiants, des hôtels de luxe dont l’hôtel Président, un immense palais de marbre bordé d’un lac où s’ébattent des caïmans que l’on dit sacrés, une fondation pour la recherche de la paix au luxe insolent, et, cerise sur le gâteau, une basilique qui est presque une réplique de Saint-Pierre de Rome. En 1983, une loi avait officiellement fait de Yamoussoukro la capitale de la Côte d’Ivoire. Mais la crise économique qui avait frappé de plein fouet le pays à la même époque n’avait pas permis d’aller jusqu’au bout de l’idée. Henri Konan Bédié, le successeur d’Houphouët- Boigny, avait annoncé qu’il concrétiserait le rêve de son prédécesseur, mais avait trouvé plus urgent de transformer son village de Pèpressou, près de Daoukro, en une coquette petite ville. Le coup d’État qui l’emporta en 1999 ne lui permit pas de s’occuper de Yamoussoukro.

À son arrivée au pouvoir, Laurent Gbagbo décide de transférer la capitale à Yamoussoukro. Pour, dit-il, rentabiliser tous les investissements faits. La survenue de la crise politico- militaire il y a cinq ans ne l’en a pas dissuadé. L’hôtel des députés se dresse déjà sur le nouvel espace dédié à la future administration. Il n’est pas encore habité puisque le palais de l’Assemblée n’est pas encore construit. Il sert de temps à autre à héberger des participants à des séminaires. Le palais présidentiel en est encore aux fondations. La maquette présentée à la presse montre une forêt en métal et un pont de verdure. Le palais de l’Assemblée nationale – dont le président a dit qu’il sera le plus grand bâtiment d’Assemblée d’Afrique – en est, lui, au cinquième étage. Son coût déclaré est de 100 milliards de francs CFA. Enfin, le palais du Sénat, une institution qui n’est pourtant pas prévue dans la constitution ivoirienne mais que Gbagbo tient à construire, n’a pas encore trouvé d’emplacement. Le premier site choisi par les autorités a été contesté par
les riverains qui disaient que cette terre leur avait été donnée par feu Houphouët-Boigny.
C’est Pierre Fakoury, l’architecte francoivoiro- libanais le bâtisseur de la basilique d’Houphouët-Boigny, qui a dessiné les plans de cet immense chantier. Le chef de l’État vient le visiter régulièrement. Il a affirmé dans un journal panafricain basé à Paris vouloir démontrer que les Africains savaient construire autre chose que ce que les Blancs avaient laissé au moment de l’indépendance. En sortant de ce nouveau quartier, on passe devant le lycée scientifique construit par Houphouët-Boigny. Il avait voulu faire de cet établissement une école d’excellence où les plus brillants élèves dans les matières scientifiques se formeraient avant d’intégrer les grandes écoles. Houphouët-Boigny disait que l’avenir de son pays se trouvait dans l’acquisition des sciences et de la technique. Plusieurs des plus remarquables cadres ivoiriens sont effectivement passés par cette école. Comme toujours, Houphouët-Boigny avait vu très grand : une vingtaine de bâtiments n’ont jamais été occupés dans cette école. Aujourd’hui, certains sont « pris » par des fonctionnaires et autres travailleurs qui n’ont pas de logements. D’autres tombent en ruine, faute d’entretien. Les salles de classe sont « squattées » par d’autres écoles qui ne disposent pas suffisamment de locaux en ville. Aujourd’hui trois écoles cohabitent dans l’enceinte du lycée scientifique, et les élèves s’y retrouvent à environ 60 par classe.

Les caïmans du palais

Plus loin, après être passé devant la maquette de l’hôpital international que le premier président avait projeté de construire dans son village-capitale, mais qui n’a jamais vu le jour, l’on se retrouve dans le quartier des grandes écoles. Il y en avait trois, du temps d’Houphouët-Boigny : l’École nationale supérieure des travaux publics, l’Institut national supérieur des études technologiques, et l’École nationale supérieure d’agronomie. Aujourd’hui, elles sont regroupées au sein de l’Institut national polytechnique Houphouët- Boigny. Les bâtiments sont tout aussi délabrés que ceux du lycée scientifique. Certain toits sont arrachés, des murs effondrés et plusieurs laboratoires manquent cruellement de matériel. Le directeur avait lancé un cri d’alarme pour dégager des fonds. Il n’a pas encore été entendu.
De retour au centre-ville, les caïmans se y a de quoi loger là un chef d’État, toute sa famille et tout son cabinet. À l’évidence, Houphouët avait prévu d’en faire non pas une simple résidence, mais un véritable palais présidentiel. Celui-ci se compose de deux parties : celle réchauffent sur les berges du lac du palais en marbre d’Houphouët-Boigny. L’État continue de les nourrir, mais leur population diminue au fil des années. Il n’y a plus de touristes pour venir les photographier. Le palais, bâti sur cinq étages, comporte plusieurs appartements, bureaux, salles de banquets et de réceptions, ainsi qu’une salle de conseil des ministres baptisée « salle Bourguiba ». Il y a de quoi loger là un chef d’État, toute sa Famille et tout son cabinet. À l’évidence, Houphouët avait prévu d’en faire non pas une simple résidence, mais un véritable palais présidentiel. Celui-ci se compose de deux parties : celle alors habitée par l’ex-président et sa famille, et celle réservée aux hôtes de marque, appelée le « Giscardium » en référence à l’ancien chef de l’État français qui avait été le premier hôte à y être hébergé. C’est là que loge Laurent Gbagbo lorsqu’il va à Yamoussoukro.
La partie qu’habitait Houphouët-Boigny est composée du bâtiment principal en marbre, dont la devanture est ornée de deux imposants béliers en or, et de plusieurs villas situées à l’arrière de ce bâtiment destinées à ses soeurs et d’autres membres de sa famille. Toutes les soeurs, dont aucune n’a laissé d’enfant, sont décédées. Il n’y a plus aujourd’hui que de lointains parents des descendants des serviteurs. Les propres enfants d’Houphouët-Boigny viennent rarement à Yamoussoukro. À la mort du « Vieux », plusieurs objets de valeur ont été dérobés dans son palais. On y voit des traces de vitres brisées et de tableaux emportés. Il y a quelques années, Gbagbo avait décidé d’en faire un musée dédié à la mémoire du premier président de la Côte d’Ivoire. Le bâtiment appartient à l’État qui en assure l’entretien. De l’eau coulait du plafond dans le grand salon au rez-de-chaussée, où Houphouët-Boigny a reçu tous les grands de ce monde. Il a fallu disposer des seaux pour éviter que ne se dégradent encore plus les fauteuils et tapis de grands prix. La fuite a été réparée, mais le projet de musée sembleabandonné et la maison est à nouveau laissée à l’abandon.

Sous fond de crise

Du palais d’Houphouët-Boigny, on aperçoit la coupole de la basilique. Le premier président en avait fait don au Vatican – qui n’en avait pas vraiment besoin. Les Ivoiriens espéraient qu’elle attirerait des milliers de touristes. Pour l’heure, seuls quelques curieux admirent les vitraux, dont quelquesuns représentent Houphouët-Boigny et Antoine Césaréo, le Français qui a dirigé les travaux de construction. Poursuite de la ballade, et halte devant la fondation Félix-Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. L’édifice est aussi imposant que la basilique, avec ses colonnes de marbre, ses salles pouvant accueillir des milliers de personnes, ses dizaines de bureaux, ses escaliers roulants, ses équipements dernier cri. Depuis la mort du « Vieux », on n’y a plus organisé de grandes manifestations. Actuellement, seuls l’Onuci et le gouvernement y préparent de temps à autre des séminaires et des réunions. « Pourquoi construire de nouveaux palais lorsqu’il y a déjà tous ceux inutilisés ici et là qui tombent en ruine ? N’y a-t-il pas plus à faire alors que la Côte d’Ivoire traverse la plus grave crise de son histoire ? », demandent régulièrement quelques journalistes ivoiriens. La réponse du chef de l’État reste la même : « C’est en période de crise qu’il faut construire. Il faut rentabiliser ce qui a déjà été investi à Yamoussoukro. » Mais le transfert de la capitale ne se résume pas qu’à la construction de palais. Il faudra aussi bâtir d’autres locaux pour le reste de l’administration, des logements, des écoles. Gbagbo aura-t-il les moyens et le temps de faire tout cela avant de quitter le pouvoir ? S’il n’y parvient pas, Yamoussoukro s’ornera de nouveaux éléphants blancs qui viendront s’ajouter aux autres. ■

 
Strip-tease, alcool, partouze… - Le sexe envahit les bars climatisés d`Abidjan
lundi 19 mai 2008 - Par Nord-Sud - Initialement destinés à une clientèle sélectionnée, les bars climatisés sont devenus aujourd'hui de hauts lieux de perversion où alcool, cigarette, strip-tease et même partouze font bon ménage. Abidjan est «gâté». Il suffit d'effectuer une promenade nocturne dans la capitale économique ivoirienne pour s'en convaincre. Les bars climatisés qui ont vu le jour, il y a une demi-douzaine d'années, pour permettre aux noctambules d'échapper aux bruits des boîtes de nuit et des maquis sont devenus, en peu de temps, des nids d'immoralité. Une incursion dans ces lieux est édifiante. Ce 11 mai, jour de la commémoration de l'anniversaire de la mort du pape du reggae, Robert Nesta Marley dit Bob Marley, notre équipe de reportage fait une virée dans un célèbre bar climatisé “TF” de la rue Paul Langevin, sise en Zone 4. Ici, point d'hommage à la méga star du reggae décédée il y a plus d'un quart de siècle. «Nous ne sommes pas branchés en ce moment sur sa musique. Ici, c'est un autre univers», lance Angéline, une serveuse qui nous installe dans le premier salon. Sexe, strip-tease, alcool, cigarette…à gogo Habillée d'une jupette et d'un spencer, nombril au vent, elle ne laisse aucun client indifférent. Le spectacle des yeux est ainsi garanti. Tout comme Angéline, Nadia se donne un look d'enfer pour attirer la clientèle du bar, et les regards sur elle. Elle s'est fait faire un piercing au nez et au nombril, un tatouage sur le dos et, sans aucune gêne, se faufile entre les différentes tables…

en petite culotte. C'est avec ce style provocateur qu'elle sert la boisson à la clientèle. Enserrée dans une tenue ras-de-fesse, cigarette aux lèvres, Sandrine tient compagnie à deux clients. Pendant ce temps sept autres serveuses, à moitié nues, esquissent des mouvements osés, au milieu du bar, face à un miroir, au son de la musique du « bobaraba » et du « tchougou-tchougou » en vogue à Abidjan. Et, tout cela à la grande joie des clients. Comment ces belles créatures, jeunes et aptes à exercer dans des activités professionnelles honorables peuvent-elles s'adonner à ce commerce ? Angéline évoque des problèmes de pauvreté. «Je n'avais plus rien comme argent pour subvenir à mes besoins, alors que j'ai un enfant, qu'il faut nourrir. Je n'avais pas d'autre choix que de basculer dans ce travail de la nuit», révèle-t-elle. Sandrine parle pour sa part de problèmes familiaux. «Ma maman ne vit plus avec mon père et sa nouvelle femme ne veut pas me voir. Pour toutes ces raisons, j'ai quitté le domicile familial pour me débrouiller», lance-t-elle. Depuis, elle gagne sa vie dans les bars. Nadia, quant à elle, vit un drame selon ses explications. «Je suis étudiante dans un établissement de la place. Faute de moyens pour payer mes cours, j'ai mis un terme à ma scolarité cette année. Le temps pour moi de trouver un peu d'argent pour reprendre le chemin de l'école», se désole-t-elle. En attendant, elle gère sa vie entre l'alcool et la cigarette. A Marcory au S…bar, le décor est presque identique. Installées dans le premier salon où la luminosité est approximative, les serveuses et danseuses, cigarette en main, à moitié nues, devisent avec des clients devant une table remplie de bouteilles d'alcool. Après son numéro affolant de strip-tease exécutée nue autour d'une barre de fer sous la musique techno, rock ou funk, Myriam s'affale sur un fauteuil. Elle explique qu'elle exerce ce métier pour fuir la misère. «Je vivais dans une situation extrêmement misérable. Je n'avais pas d'autre choix que de trouver un point de chute. C'est ce qui m'a amenée dans le strip-tease», indique-t-elle. Et d'ajouter que les jeunes filles s'adonnent de plus en plus à ce travail par mimétisme. Dans cette grisaille, Ange semble être différente de ses collègues. Du moins si l'on s'en tient à ses dires. En effet, elle affirme avoir été recrutée comme serveuse. «Il faudrait que le public arrive à faire la différence entre nous. Il y a effectivement deux catégories de personnes qui travaillent dans les bars climatisés : les serveuses et les danseuses. Moi, je fais partie de la première catégorie. Nous n'avons pas besoin d'exhiber notre corps encore moins notre sexe à la clientèle», martèle-t-elle. Et de poursuivre : « Je vis avec quelqu'un. Il n'est pas question d'aller au-delà de mon rôle en offrant mon corps à tout le monde. Si cela devient une exigence, je serai obligée de démissionner. C'est vous dire que tout est une question d'éducation.» Couturière de formation, elle mentionne qu'elle est venue chercher l'argent de ses machines à coudre pour ouvrir un atelier. «Je me suis déjà acheté une machine. Dès que j'ai le prix de la deuxième, je quitte le milieu qui, je l'avoue, est plein de vices», dit-elle. Les danseuses sont payées à 3.000 Fcfa par jour contre 2.000 Fcfa pour les serveuses. En plus, une serveuse gagne 500 Fcfa sur chaque client qu'elle installe. Lorsqu'un client les invite à prendre un pot, elles utilisent le système «plasia» qui consiste à mettre de l'eau dans les bouteilles ou les cannettes qui leur a été offerte en guise de la consommation. Après quoi, elles passent récupérer l'argent auprès du gérant pour compléter leur gain du jour. «Il y a effectivement, dit Ange, des filles qui procèdent ainsi pour pouvoir se faire beaucoup d'argent dans la soirée.» Hormis l'exception de Ange, les autres filles qu'elles soient serveuses ou danseuses ont un goût prononcé pour l'alcool, la cigarette, le sexe… 30.000 Fcfa pour une partouze Même si elles refusent qu'on les taxe de prostituées, beaucoup de filles des bars climatisés ne sont pas différentes de celles qui arpentent les rues de la capitale économique, une fois la nuit tombée. Au bar «TF» à la rue Paul Langevin, les serveuses et les danseuses, perles au rein, s'adonnent à toutes sortes de mouvements et gestes sexy pour faire fantasmer le client. Deux filles très excitées s'adonnent à une scène de lesbianisme sur la piste. Angéline, une des doyennes du bar, explique que c'est de cette façon qu'elles parviennent à faire mordre l'hameçon à d'éventuels clients. Les intéressés peuvent utiliser le système «busi externe» qui consiste à embarquer la fille pour aller chez soi. Dans ce cas, elle n'est pas prise en compte ce jour-là par le bar. Il appartient au client de payer le déplacement et la prestation. «Lorsqu'on nous déplace de notre lieu de travail, la facture peut s'élever à 20.000 ou 25.000 Fcfa la nuit selon les négociations», explique Angeline. Par contre le “busi interne” qui se fait dans un couloir du bar peut coûter 10.000 à 15.000 Fcfa. En dehors du salon ordinaire, le bar climatisé «TF» possède deux salons privés. Une visite de ces lieux permet de constater qu'il y a une différence avec l'ordinaire. Le premier est une chambre où sont déposés des fauteuils confortables. Selon Angéline, à cet endroit plusieurs couples peuvent se retrouver pour consommer la boisson et faire l'amour sans que personne ne soit gêné. C'est aussi le lieu où les filles du bar peuvent être sollicitées par des clients plus vieux ou pervers pour une partie de fellation ou d'amour ou encore de partouze. «Nous faisons ce que les clients nous demandent. En fonction donc de son goût, nous nous exécutons. Car ce plaisir a également son prix. Dans ce cas, le client peut débourser pour chacune d'entre nous la somme de 10 à 15.000 Fcfa», indique Angéline. Ce qui n'est pas compris dans le prix de la boisson qui, dans ce salon, est plus élevé. Le second salon privé est classé VIP. En plus des fauteuils, il y a un lit. Contrairement au premier, il ne peut être loué que par un seul couple. Angéline affirme que beaucoup de choses se passent dans ce salon. A cet effet, elle révèle « qu'il arrive parfois qu'un homme occupe la chambre avec sa compagne. Il loue des serveuses ou des danseuses pour faire l'amour avec sa femme. Il trouve son plaisir là-dedans. Moi, je ne suis pas lesbienne, mais j'ai eu à le faire une fois. Par la suite, nous nous sommes adonnés à une partie de partouze. Ce jour-là, il était tellement satisfait qu'il m'a donné 30.000 Fcfa”, révèle-t-elle. Pour Angeline, ces différents jeux du vice et de la perversité sont devenus, pratiquement, la principale marchandise des bars climatisés : “C'est ainsi que fonctionnent les bars climatisés aujourd'hui. Si tu ne rentres pas dans le contexte, ton bar ne marche pas”. Conclusion d'un guide averti. Issa T. Yéo

 
 

L'épidémie de VIH reste la principale cause de décès prématuré en Afrique

Le 14 mai 2008 – L'épidémie demeurera pour autant qu'on puisse prévoir un problème économique, social et humain sans précédent en Afrique subsaharienne. C'est ce qu'indique la Banque mondiale dans sa nouvelle stratégie de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique annoncée mercredi après-midi. Elle remarque également que les pays africains doivent redoubler d'efforts pour ralentir et infléchir la tendance à la hausse des infections à VIH. Selon le nouveau rapport —  Notre engagement : le programme d'action 2007-2011 de la Banque mondiale pour la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique  (PDF) —  la région reste l'épicentre mondial de la maladie. Pour chaque Africain infecté qui entame un traitement antirétroviral, quatre à six autres sont contaminés, bien que les chiffres régionaux indiquent un recul de la prévalence dans des pays comme le Kenya et dans certaines régions du Botswana, de la Côte d'Ivoire, du Malawi et du Zimbabwe*. Quelque 22,5 millions d'Africains sont séropositifs et le SIDA est la principale cause de décès prématuré sur le continent, notamment parmi les jeunes en âge de travailler, hommes et femmes. En Afrique australe, certaines entreprises privées recrutent deux personnes par poste au cas où la maladie ferait des victimes parmi leurs employés.