February 12, 2008

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(<L'audace de l'espoir: réflexions pour reconquérir le Rêve américain»)
L'OBAMA-MANIA!!!
OBAMA NEWS
Le sénateur démocrate Barack Obama a lancé officiellement samedi sa quête historique pour devenir en 2008 le premier président noir des Etats-Unis. Lire
Prétendant àl'investiture démocrate pour la présidentielle de 2008, Barack Obama est le symbole d'une nouvelle génération d'hommes politiques noirs, qui n'ont pas connu le combat pour les droits civiques, incarné par Martin Luther King, mais ont étudié dans les meilleures universités, ont grimpé dans l'échelle sociale et sont à l'aise dans le monde de la haute finance. Lire
Devant le capitole, dans l'Etat de l'Illinois, Barack Obama a confirmé qu'il rechercherait l'investiture démocrate afin de briguer le poste de président des Etats-Unis lors des présidentielles 2008. Lire
Barak Obama et la communauté afro-américaine : entre fascination et doutes ? Lire
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OBAMA BARACK PRESIDENT 2008

Primaires démocrates du week-end : 4/4 pour Obama

Les primaires se succèdent et ne se ressemblent pas. Les démocrates votaient samedi dans le Nebraska, l'Etat de Washington, aux Iles Vierges et bien sur en Louisiane. 4/4 pour Barack Obama qui rattrape son léger retard sur Hillary Clinton, en terme de délégués. Obtiendra t-il les derniers qui lui manquent avec le caucus du Maine de ce dimanche? On avait déjà pu le constater lors du Super Tuesday, la force d'Obama est de mettre de son côté les Etats traditionnellement dévolus aux républicains ou arbitrés par les électeurs indépendants. Le sénateur de l'Ilinois n'a donc pas boudé son plaisir ce week-end. "We won north, we won south, we won in between..." déclare-t-il dans son discours de victoire. Un discours prononcé au Jefferson-Jackson Dinner en Virginie, où Hillary Clinton était elle aussi de passage.

A l'heure où la presse se demande lequel des deux candidats démocrates pourra vaincre John McCain, Barack Obama s'adresse directement au futur candidat du Parti républicain. Il lui lance un appel à débattre au sujet de la politique étrangère des Etat-Unis.

Barack Obama engrange au passage le soutien du gouverneur de Virginie, Tim Kaine. Pour Obama, le scrutin de mardi pourrait être crucial. Selon ses comptes, une victoire dans cet Etat lui permettrait de prendre la tête de la course à l'investiture.
La bataille continue de faire rage au sujet du nombre de délégués. Outre le fait que les scrutins démocrates respectent la règle de la proportionnelle, les bases de calcul différent d'un comté et d'un Etat à l'autre. Hillary Clinton conteste le score par Etat : elle en a remporté officiellement 10, contre 19 pour Obama. Mais la candidate souhaite que ses victoires dans le Michigan et en Floride puissent être inscrites à son palmarès. Howard Dean, le président du Parti démocrate et ancien candidat à l'investiture en 2004, ne veut toujours pas reconnaître ces scrutins. Les antennes démocrates du Michigan et de Floride ont en effet avancé leurs primaires au mois de Janvier, sans respecter le calendrier fixé par la tête du Parti.
L'autre question vient du pouvoir des super-délégués. On les sait quasiment tous acquis à la cause Clinton. Leur liberté de vote pourrait en faire les arbitres décisifs lors la Convention de Denver. Donna Brazile, grande figure du Parti démocrate, a signalé qu'elle rendrait sa carte si tel était le cas. Source: Ilovepolitics
 
les Démocrates Barack Obama et Hillary Clinton au coude-à-coude dans le financement de leur campagne présidentielle

DAVENPORT, Iowa (AP) -- Avec un confortable butin de 25 millions de dollars (18,7 millions d'euros) pour financer sa campagne présidentielle, le Démocrate américain Barack Obama s'est affirmé comme le principal rival d'Hillary Rodham Clinton dans la course à l'investiture démocrate pour les élections de 2008. Le sénateur a montré qu'il pouvait transformer son pouvoir d'attraction en réel soutien financier et a fait taire pour l'instant les doutes sur la solidité de sa candidature anti-guerre. La somme encaissée par Obama en trois mois talonne le pécule de 26 millions de dollars (19,5 millions d'euros) rassemblé par Hillary Clinton. A ceci près qu'Obama a réussi un exploit: son score est absolument stupéfiant pour un nouveau venu en politique, élu au Sénat américain il y a seulement deux ans. "Cela signifie que nous disposons d'un large soutien à la base et j'en suis très fier", a déclaré Barack Obama à l'Associated Press. "Nous sommes particulièrement fiers d'avoir réussi ce tour de force sans le concours financier des lobbyistes fédéraux."

A la question de savoir si cette performance dans la récolte de financement annonce un duel entre Hillary Clinton et lui-même pour la course à l'investiture démocrate, Obama a répondu: "Il est trop tôt pour le dire. Cela montre en tout cas que les gens s'investissent vraiment et sont enthousiastes, et tous ceux que nous avons su gagner à notre cause, je pense, sont représentatifs d'un large soutien de base à travers le pays". AP
 
Barack Obama ne fait pas l'unanimité chez les Noirs américains
LE MONDE | 10.02.07  
A peine avait-il publié, dans Time Magazine , une tribune sur le "nouveau nativisme noir" que le professeur de sociologie de Harvard, Orlando Patterson, a reçu un coup de fil. C'était un membre de l'état-major de campagne de Barack Obama, qui voulait faire part de son désaccord. A la veille de l'annonce officielle de la candidature du sénateur à l'investiture du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de 2008, l'interlocuteur discutait l'idée que les Noirs ne sont pas tous séduits par Barack Obama, qu'ils ne voient pas automatiquement comme l'un des leurs. Le professeur a mis en avant les sondages. Selon une enquête Washington Post-ABC News , Hillary Clinton devance Barack Obama de 40 points dans les intentions de vote.
Selon une enquête Washington Post-ABC News , Hillary Clinton devance Barack Obama de 40 points dans les intentions de vote. La sénatrice de New York a des liens anciens, il est vrai, avec les chefs de la communauté africaine-américaine, et elle bénéficie de l'aura de son mari, Bill Clinton, dont l'écrivain Toni Morrison avait fait le "premier président noir" des Etats-Unis. Mais ce n'est pas la seule explication. "Si les électeurs favorisaient Hillary Clinton parce qu'ils estiment qu'elle est une meilleure candidate, ce serait magnifique , dit M. Patterson. Mais la vraie raison est plus dérangeante : les Noirs américains se sentent menacés par ce que représente Barack Obama."

Pour annoncer sa candidature, samedi 10 février, Barack Obama a choisi Springfield, dans l'Illinois, la ville où est enterré Abraham Lincoln, comme pour s'inscrire dans l'héritage de l'homme qui a aboli l'esclavage et tenté de réconcilier une nation "divisée contre elle-même" . Né d'un père kényan et d'une mère blanche, Barack Obama espère, lui aussi, transcender les clivages. Mais dans la communauté africaine-américaine, l'heure est plus au regroupement qu'aux mélanges. "Les gens sont inquiets d'une dilution du nombre de Noirs américains, dit M. Patterson : ils craignent une vision latino-américaine de la race, et ils ont l'impression que ce n'est pas bon pour eux quand ils voient, en particulier, l'exemple du Brésil ". Lors du dernier recensement, le gouvernement avait voulu créer une nouvelle catégorie "mixte" . Les responsables de la communauté s'y sont opposés.

S'il "n'éveille pas de culpabilité chez les Blancs" , comme l'a décrit Carol Swain, professeur de droit à la Vanderbilt University, Barack Obama a engendré un débat identitaire dans la communauté africaine-américaine. Dans une tribune du New York Daily News , l'essayiste Stanley Crouch a exposé ce qu' "Obama n'est pas : Noir comme moi" . "Il ne partage pas l'héritage de la majorité des Noirs américains, qui sont les descendants des esclaves des plantations."

Sur Internet, les blogueurs débattent sur le point de savoir si Barack Obama est "assez noir ". "Faut-il désormais être exclusivement descendant d'esclaves d'Afrique de l'Ouest ?" , interroge Kimberly Jay Norwood, professeur de droit de l'université de Washington. Le professeur Patterson, qui est d'origine jamaïcaine, s'inquiète de ce protectionnisme. Certaines des figures historiques du mouvement noir étaient d'origine étrangère, rappelle-t-il, comme W.E.B Du Bois, dont le père était haïtien. Maintenant, le "nativisme" gagne du terrain. "Est-ce que l'on va dire à mes enfants qu'ils ne sont pas Noirs américains ?" , s'inquiète-t-il. Le soupçon est aussi alimenté par l'exceptionnel traitement que reçoit Barack Obama dans des Etats aussi monocolores que le New Hampshire. "Les Blancs sont parfaitement à l'aise avec lui. C'est précisément ce qui alimente la réserve chez les Noirs" , analyse M. Patterson.

Pour lui, la société américaine a "résolu la partie publique" de la division raciale. Des Noirs sont au gouvernement, dans la culture, dans le business. Mais dans la sphère privée, la ségrégation reste entière. "Un enfant noir va maintenant dans une école qui est plus ségréguée qu'à la fin des années 1960" , affirme-t-il.

Contrairement au passé, cette ségrégation est largement voulue par la classe moyenne noire, affirme-t-il. Des enquêtes ont montré que les Noirs préfèrent vivre dans des quartiers qui sont au moins à 40 % africains-américains. Pour le sociologue, Barack Obama représente justement "la manière d'aller au-delà de cette ségrégation privée. C'est cela que les "frères" n'aiment pas" .

 

Barack Obama fait un premier pas vers la candidature à la présidentielle américaine

LEMONDE.FR | 16.01.07
Le sénateur démocrate Barack Obama a franchi une étape vers la déclaration de sa candidature officielle à l'élection présidentielle de 2008. L'élu de l'Illinois a annoncé, mardi 16 janvier, la création d'un comité exploratoire, qui lui permettra notamment de lever des fonds. Le sénateur noir est considéré comme l'un des principaux adversaires de la sénatrice Hillary Clinton dans la course à l'investiture démocrate.
Le charismatique sénateur avoue qu'il n'aurait "pas pensé [se] retrouver dans cette position il y a un an. (...) J'ai été frappé par la soif que nous avons tous de faire de la politique d'une manière différente ". Il souligne qu'être candidat à la présidentielle est "une décision que personne ne devrait prendre sur la seule base de l'engouement médiatique ou de l'ambition personnelle. Avant de m'impliquer moi et ma famille dans cette course, je voulais être sûr de prendre la bonne décision, pour nous, et – ce qui le plus important – pour le pays".   Il précise que, dans les prochaines semaines, il va "parler avec des gens de tout le pays", avant de dévoiler sa décision définitive le 10 février, dans sa ville natale de Chicago (Illinois).

M. Obama égratigne au passage l'administration Bush. "Les décisions qui ont été prises à Washington au cours des six dernières années (...) ont mis notre pays dans une situation précaire", souligne-t-il. Et d'ajouter : "Nos dirigeants à Washington semblent incapables de travailler ensemble avec pragmatisme et bon sens."

Selon le New York Times , le sénateur a contacté par téléphone dans la journée des responsables démocrates dans l'Iowa, le New Hampshire, notamment, Etats où les primaires auront lieu le plus tôt.

PREMIER NOIR À AVOIR UNE CHANCE DANS LA COURSE À LA MAISON BLANCHE

La trajectoire politique de Barack Obama, 45 ans, a été fulgurante. En moins de dix ans, cet avocat spécialiste des droits civiques a réussi à accéder à un poste de sénateur dans l'Illinois, il y a deux ans. Il est le seul Noir américain à occuper cette fonction. Il est aussi considéré comme le premier responsable politique noir à avoir une vraie chance de disputer la course à la Maison Blanche.

Quatre démocrates ont déjà annoncé officiellement leur candidature à l'investiture de leur parti pour la présidentielle de 2008. Parmi eux, John Edwards, ancien sénateur de Caroline du Nord, et ancien co-listier de John Kerry, candidat malheureux à l'élection de 2004. Hillary Clinton, la sénatrice de l'Etat de New York, ne devrait pas tarder à se déclarer.

 
L'histoire du jeune homme politique noir dont tout le monde prédit un bel avenir politique

La vie du jeune Barack a été à la fois mouvementée et caractéristique d'une Amérique multiraciale. Issu d'une union entre un jeune étudiant kenyan, également appelé Barack Obama, admis en échange à l'université de Hawaï, et d'une étudiante américaine dans la même université, Anna, originaire elle du Kansas, le métis Barack Obama Jr est très vite confronté aux dures réalités de la vie. Ses parents se séparent très vite alors qu'il n'a que 2 ans, et Barack est obligé de suivre un moment sa mère à l'intérieur des Etats-Unis, puis en Indonésie où elle s'installe avec son nouveau compagnon. Quelques années plus tard, il retourne dans son pays natal pour y poursuivre des études secondaires, puis supérieures. Au moment d'intégrer la célèbre université de Harvard, Barack présente la spécificité d'avoir fréquenté une école musulmane, puis catholique en Indonésie, un lycée à Hawaï, puis en Californie à forte coloration culturelle asiatique, une première partie d'université à Columbia New York et enfin des associations communautaires à Chicago qui lui permettent d'assumer véritablement une partie de ses racines africaines. Il se rendra d'ailleurs en Afrique, au Kenya, en 1986, quatre années après la mort tragique de son père à Nairobi lors d'un accident de la circulation. Il y mesurera mieux les ressorts et les ambiguïtés de son histoire et de sa personne.

C'est fort de cet héritage riche que le jeune Barack intègre en 1989, l'université de Harvard. Il devient en 1990, le premier noir, rédacteur en chef de la célèbre revue « Harvard Business Review » . Il obtient une petite renommée et en profite pour y développer des actions plus marquées dans le domaine des droits civiques et de la politique.
Tout de suite, il acquiert le style Clinton qui vient alors d'être élu brillamment à la maison blanche (charisme certain, proximité avec ses électeurs, visite des églises, défense des faibles contre les puissants, etc.). Avec son épouse, née Michelle Robinson , une jeune noire diplômée de la célèbre université de Princeton et directrice aujourd'hui au sein de l'hôpital universitaire de Chicago où ils sont installés, ils ont deux très jeunes filles, mais n'hésitent pas à parcourir la région pour faire passer leur vision de la société.
Michelle et Barack Obama et leurs deux enfants

Très vite également, Barack a su donner à son discours, une dimension plus large que l'aspect communautaire, ce qui lui confère une crédibilité manifeste au sein des autres communautés, notamment dans l'Illinois, une région qui a été longtemps un bastion du parti républicain. Intelligent, au parcours politique presque sans faute, Barack Obama est en bonne position aujourd'hui pour rééquilibrer en Novembre prochain le rapport de forces au Sénat, la chambre la plus importante du parlement américain et devenir le troisième noir élu, membre de cette institution après le républicain Edward Brooke en 1967 et la démocrate Carol Moseley-Braun en 1993.
Son admission sur le devant de la scène lors de la convention du parti démocrate lui donne désormais une stature nationale, qui lui sera sans doute très utile lors des prochaines échéances politiques. Barack est par ailleurs auteur d'un ouvrage « Dreams from my father : A story of race and inheritance », une autobiographie publiée en 1995.

 
LES MOTS FORTS DE SON DISCOURS A LA CONVENTION DES DEMOCRATES
« Il n'y a pas une Amérique noire, une Amérique blanche et une Amérique hispanique : il y a les États-Unis d'Amérique », avait tonné en juillet dernier « le type maigre avec un drôle de nom ». N'empêche : la victoire dans l'Illinois de l'étoile montante du Parti démocrate, Barack Obama, avocat métis de quarante-trois ans né d'un père kenyan et d'une mère américaine, signe à la fois l'ouverture du Sénat aux minorités (deux Hispaniques y ont été par ailleurs élus) mais aussi une des rares bonnes nouvelles pour le parti de Kerry. Depuis 1998, il n'y avait plus au Sénat de - représentant d'une communauté pesant plus de 12 % de la population. Troisième sénateur noir de l'histoire américaine, - Barack Obama, enfant des lois sur les droits civiques de Lyndon Johnson, se qualifiant lui-même de « modèle » pour les jeunes générations, entend insister « sur les sujets qui sont importants pour les Noirs américains, pour aider à unifier le pays et panser quelques plaies qui - remontent à plusieurs siècles dans ce pays ». La victoire de ce candidat clairement à la gauche de son parti a fait passer au Kenya le duel Bush-Kerry au second plan et a été - saluée comme le signe de la mobilisation de la - communauté noire outre— Atlantique qui, dixit le démocrate Elija Cummings, a « laissé une marque indélébile sur l'histoire avec cette élection ». Et le vice-président kenyan de commenter : « Cela rappelle qu'en Amérique, tout le monde peut atteindre le sommet s'il travaille dur. » Le grand-père d'Obama était, en effet, domestique.
 
ELECTION 2008 L'OBAMA MANIA
L'Obama-mania fait de l'ombre à la campagne pour les élections de mi-mandat --par Don Babwin--
 

CHICAGO (AP) -- Obama-mania. Seul Noir à siéger au Sénat américain, Barack Obama profite de ce que son mandat ne s'achève que dans quatre ans pour mettre son image de star montante du Parti démocrate au service des candidats aux élections parlementaires du 7 novembre, déclenchant un tel enthousiasme que d'aucuns le voient déjà à la Maison Blanche en 2008.

Entamant une tournée d'une dizaine de villes à la mi-octobre à Chicago, le sénateur de l'Illinois a dédicacé son dernier livre, «The Audacity of Hope: Thoughts on Reclaiming the American Dream» (»L'audace de l'espoir: réflexions pour reconquérir le Rêve américain») à des admirateurs dont certains l'avaient attendu sous la pluie devant la librairie pendant trois heures.

La foule nombreuse lui était entièrement acquise, ponctuant de grands éclats de rire ses petites plaisanteries, brandissant appareils photo et téléphones portables pour garder un cliché de l'événement. La télévision était présente, américaine ou étrangère, et une équipe tournait un documentaire sur l»'Obama-mania».

«Pour notre génération, c'est une sorte de phare, d'espoir. Il change la face du gouvernement en Amérique», s'enflammait Allison Ringhand, 19 ans, étudiante de Milwaukee (Wisconsin) à l'université de Chicago.

Etudiants, actifs, retraités, tous avaient à la bouche des mots comme «espoir» ou «charismatique», certains faisant même référence au président (1961-63) John Fitzgerald Kennedy. «Vous savez, Kennedy a passé deux ans au Sénat avant de se présenter à la Maison Blanche», faisait remarquer Barbara O'Connor, 76 ans, avant d'acheter trois exemplaires du livre de Barack Obama.

Même des républicains convaincus semblent sous le charme: «C'est un homme bon», estimait Sandy Sutphin, d'Ellicott City, dans le Maryland, n'excluant pas de voter pour lui... s'il se présentait sans étiquette

Barack Obama, 45 ans, sourire franc et regard direct, était quasiment inconnu hors de l'Illinois lorsqu'il a fait irruption sur la scène nationale avec un discours très applaudi lors de la Convention nationale des démocrates pendant la campagne présidentielle de 2004. Il y évoqua notamment «l'audace de l'espoir». Cette année-là, alors que le républicain George Bush était largement réélu à la Maison Blanche, ce fils d'un Kenyan et d'une Américaine remportait haut la main le siège de l'Illinois au Sénat (renouvelé par tiers tous les deux ans), devenant le cinquième Afro-américain à siéger à la chambre haute du Congrès.

Depuis, cet ambitieux progressiste au parcours fulgurant, qui pour ses partisans incarne le Rêve américain et l'avenir du Parti démocrate, est devenu l'une des stars de sa formation.

Les Parents d'OBAMA

Tous les regards sont tournés vers lui lorsqu'il fait campagne et récolte des fonds pour les candidats au Sénat (33 sièges à renouveler) ou à la chambre des Représentants (la totalité des 435 sièges à renouveler), tandis que LA question se pose de plus en plus: se présentera-t-il à la présidentielle de 2008? Le «Time Magazine» d'octobre lui consacre sa couverture et plusieurs pages pour expliquer «Pourquoi Barack Obama pourrait être le prochain président».

Partisan d'un retrait progressif des troupes américaines d'Irak, le sénateur estime toutefois que les Etats-Unis doivent se réserver le droit d'intervenir à l'étranger lorsque la défense de leur sécurité l'exige. Elevé à Hawaï et en Indonésie par sa mère, blanche, originaire du Kansas, Barack Obama a connu une adolescence dissipée, flirtant avec la drogue, avant d'étudier le droit à la prestigieuse école d'Harvard. Une fois avocat, il s'est consacré à la défense des droits civiques et du service public, prônant la justice sociale.

Affichant sa foi chrétienne, il a récemment fâché une partie des démocrates en déclarant que le parti devait avoir un discours sur la religion et ne pas abandonner ce domaine aux républicains. Mais quand on lui demande s'il songe à la Maison Blanche, il sait manier la langue de bois.

A ses admirateurs de Chicago qui lui demandaient de se présenter en 2008, il a répondu par des remerciements et plaisanteries. Pourtant, lorsqu'une étudiante de 29 ans, Jeannie Britton, lui a déclaré qu'elle souhaitait le voir devenir le premier «président attirant» du pays, il n'a pu retenir une allusion à JFK. «Kennedy n'était pas mal, à ce qu'on dit», a-t-il répliqué, tout sourire.

Ce n'est que pressé de questions sur la chaîne de télévision NBC qu'il a fini par avouer fin octobre avoir «pensé à la possibilité» de se présenter à la Maison Blanche. «Après le 7 novembre, je m'assiérai et réfléchirai», a-t-il dit, promettant de «l'annoncer publiquement» s'il décidait de briguer la présidence. AP