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RASSEMBLEMENT DES REPUBLICAINS
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RDR / Washington, Philadelphia et New York / Idriss Traoré (SN) remobilise les militants
jeudi 29 mai 2008 - Par Le Patriote - Du lundi 28 avril au dimanche 04 mai 2008, Idriss Traoré, le secrétaire national du RDR chargé des Relations avec les militants de l'étranger, a effectué une visite de travail aux Etats-Unis d'Amérique. Il y a visité trois grandes agglomérations : Washington, DC, Philadelphie et la ville de New York. Dans chacune de ces localités, M. Traoré a animé des séances d'évaluation avec les responsables locaux du parti, ainsi que des rencontres avec les militants. Au cours de ses différents exposés, le secrétaire national a rassuré les militants de la bonne santé du parti et du leadership de son président, le Dr. Alassane Dramane Ouattara. Ce sont des militants enthousiastes qui ont ainsi appris que leur parti dispose à ce jour, de plus de 3.400 sections, 30.000 comités de bases, 700.000 militants identifiés et 291.500 sympathisants et
ONG disséminés sur l'ensemble du territoire national. Parlant des acquis des différents congrès, le premier responsable des militants RDR de l'étranger a cité, notamment, le vote des jeunes a 18 ans, le bulletin unique, l'urne transparente, la Commission Electorale Indépendante (CEI), le nouveau découpage électoral moins partisan, etc. Enfin, Traoré Idrissa a invité les délégués adjoints et tous les responsables locaux du parti à resserrer davantage les rangs derrière le Délégué général du parti, M. Inza Camara, afin de bien préparer la victoire du parti aux prochaines joutes électorales. Pour terminer, il faut signaler que Mme Kandia Camara, secrétaire générale adjointe chargée de l'Animation, de la Formation et de la Solidarité, qui séjournait pendant la même période aux USA, est venue soutenir M. Traoré pendant son périple.

(Correspondance particulière)
 
Présidentielle 2008 / Amadou Gon, SG Délégué RDR: "Gbagbo sera battu, c'est prévu par Dieu"
mardi 13 mai 2008 - Par Le Jour - Le monde associatif et des Ong pour la victoire du président du RDR Alassane Ouattara s'est élargi avec la naissance du mouvement « Femmes gouro pour ADO ». A l'occasion de son investiture, samedi dernier à Yopougon le secrétaire général délégué Amadou Gon a révélé qu'il est prévu par Dieu que son leader battra son adversaire au pouvoir.
La victoire du docteur Alassane Dramane Ouattara serait plus qu'une question de temps. Au dire du ministre Amadou Gon Coulibaly secrétaire général délégué du RDR, les militants de son parti ne doivent plus avoir peur car Dieu a prévu que les refondateurs seront battus. C'était, samedi dernier à la place Ficgayo de Yopougon où le nouveau né des mouvements de soutien au leader du RDR faisait son investiture. « Tuez en vous la peur. N'ayez pas peur. Ils ne peuvent plus rien. Il s'agit en réalité de la chronique d'une défaite annoncée. C'est prévu par Dieu. Et il est de la volonté divine que Alassane Ouattara sera président et il sera battu, battu, battu », a déclaré le « Lion de la teranga » devant les « femmes gouro pour Ado » et l'union des bénéficiaires du Fonds qui porte le nom du mentor du RDR. En effet, depuis décembre 2007, un Fonds a été mis en place et alimenté par le couple Ouattara pour financer les activités génératrices de revenus pour les femmes de Yopougon. Pour ce faire, Amadou Gon qui représentait le mentor a demandé aux femmes gouro de convaincre leurs maris, leurs enfants majeurs et même les parents restés dans les villages pour qu'ils rejoignent la rue Lepic. « Vous voulez faire du commerce, éduquer vos enfants, vous voulez qu'ils aient une bonne santé. Vous voulez la paix et la réconciliation entre les Ivoiriens. Celui qui est capable de réaliser ces objectifs, c'est Alassane Ouattara », a-t-il soutenu. Avant d'annoncer aux militants de Yopougon la prochaine visite du président du RDR dans leur commune. Reconnaissantes au couple Ouattara et au RDR, les femmes gouro ont promis de le soutenir dans son combat mais surtout de voter
massivement pour le leader des republications à la présidentielle. « Notre objectif est de rassembler à plus de 80% le peuple Gouro autour de votre candidature. Nous, femmes gouro, avec nos hommes et nos cadres, nous ferons en sorte que tout le monde en âge de voter gagne sa carte d'identité et se recense sur les listes électorales », a promis la présidente du mouvement Catherine Tina Béhi. Au ministre Cissé Bacongo, parrain de la manifestation, Madiara Yao Coulibaly secrétaire nationale chargée des Ong et des mouvements associatifs au RDR, a donné la preuve que « l'heure n'est plus aux discours ». « Les préparatifs pour gagner sur le terrain vont bon train », a-t-elle indiqué.

Alexis Tannoh
 
Côte d`Ivoire: seulement "la moitié" des sans-papiers identifiés
mardi 29 avril 2008 - Par AFP - ABIDJAN - L`ancien Premier ministre Alassane Ouattara, candidat déclaré à l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire, a demandé mardi la prolongation de l`opération d`identification des sans-papiers ivoiriens qui n`a touché pour l`instant que "la moitié" d`entre eux, selon lui.
"Nous avons constaté que dans certaines régions, des villages entiers n`ont pas pu participer à cette opération", a déclaré le président du Rassemblement des Républicains (RDR, opposition), lors d`une conférence de presse. Depuis septembre, les tribunaux itinérants délivrent au cours d`"audiences foraines" des jugements supplétifs aux sans-papiers, première étape pour obtenir des papiers d`identité et se faire inscrire sur les listes électorales.
Un bilan réalisé début avril donnait près de 500.000 personnes recensées, dont plus de 414.OOO "nationaux". "Nous estimons que ceci représente la moitié des personnes sans-papiers", a commenté M. Ouattara ajoutant que son parti souhaitait "une extension du délai de ces audiences foraines".

"On peux encore se donner un ou deux mois pour que le maximum de personnes puissent obtenir leur jugement supplétif et de ce fait, s`acquitter de leurs obligations (lors de la présidentielle)", a-t-il ajouté en notant que le scrutin, prévu d`abord avant la fin juin, avait été finalement fixé au 30 novembre. Le gouvernement a déjà annoncé que les "audiences foraines" allaient s`achever courant mai et que l`opération ne se poursuivrait pas au-delà. Le président du RDR a également souhaité que les partis politiques et leurs leaders fassent "passer des messages à leurs partisans" pour éviter toute violence lors des futures opérations d`identification des électeurs qui pourront s`inscrire sur les listes avec un extrait d`acte de naissance ou un jugement supplétif.
Ce travail d`identification et d`inscription, réalisé par la société française Sagem, doit commencer dans les semaines à venir. Les questions d`identité sont très sensibles en Côte d`Ivoire. L`ex-rébellion qui a tenté de renverser le président Laurent Gbagbo en septembre 2002 en avait fait l`une de ses préoccupations.
Côte d`Ivoire: l`Etat doit "subventionner les plus défavorisés" (Ouattara)
L'ex-Premier ministre ivoirien et ancien directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI) Alassane Ouattara a estimé mardi que l'Etat devait "subventionner les plus défavorisés", à propos de la hausse des prix des denrées alimentaires en Côte d'Ivoire. "En Côte d'Ivoire, entre 60 et 80% du revenu des ménages vont à l'alimentation et il faut tout faire pour soulager les populations", a déclaré M. Ouattara, interrogé sur les récentes manifestations contre la "vie chère". "Il faut subventionner les plus défavorisés. Je ne crois pas qu'il y ait d'autres méthodes", a poursuivi M. Ouattara qui s'exprimait en tant que président du Rassemblement des Républicains (RDR), un parti de l'opposition ivoirienne qui l'a désigné comme son candidat pour la présidentielle du 30 novembre.
"Le gouvernement doit réorienter ses dépenses et donner la priorité à la subvention des plus défavorisés pendant une bonne période", a-t-il ajouté. "Nous pensons qu'il y a des choses à faire (...) au niveau de la demande: il faut que les dépenses publiques soient mieux gérées, mieux orientées et que les effets soient plus productifs", a également déclaré l'ancien Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny.
"Du côté de l'offre, quand nous étions aux affaires de 1990 à 1993, nous avions mis en place un programme d'autosuffisance en matière de production de riz", a-t-il rappelé, estimant que "si ce programme avait pu être appliqué (...) aujourd'hui nous n'aurions pas de problème d'importation de riz". L'ancien haut fonctionnaire du FMI a aussi estimé que la parité entre l'euro et le franc CFA, monnaie commune à huit pays d'Afrique de l'Ouest, dont la Côte d'Ivoire, avait permis d'amortir les effets de la crise. "Heureusement que nous sommes arrimés à l'euro qui a un effet déflateur sur les prix avec l'appréciation de l'euro ou la baisse du dollar", a expliqué M. Ouattara.
"Mais si l'euro n'avait pas été au niveau que l'on sait, l'inflation aurait été pire", a-t-il ajouté. La forte hausse des denrées de première nécessité, notamment le riz, a provoqué début avril à Abidjan les premières manifestations de la faim de l'histoire de la Côte d'Ivoire, faisant deux morts et deux blessés.
 
 
Le RDR appelle au boycott des œuvres d'Alpha Blondy

16/03/2008 - Le Patriote

« Nous appelons tous nos militants, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Côte d'Ivoire, à boycotter les œuvres d'Alpha Blondy. C'est un escroc et n'a rien retenu de la philosophie Rasta ». C'est le mot d'ordre lancé, hier depuis Bouaké, par le Secrétaire général adjoint chargé des Affaires politiques du RDR, le ministre Amadou Soumahoro. Un mot d'ordre qui fait suite à la dernière sortie du reggaeman ivoirien. En effet, accordant une interview à un magazine panafricain, Alpha Blondy, de son vrai nom Koné Seydou a accusé le président du RDR, le Dr Alassane Dramane Ouattara d'être à l'origine de tous les malheurs de la Côte d'Ivoire. Un raisonnement que le ministre Soumahoro qualifie de « délires d'un toxicomane ». Car, pour lui, le chanteur de ‘'Brigadier Sabari'' rompt ainsi avec les principes fondateurs du « rastafarisme ». Des principes qui, selon lui, sont basés sur la neutralité politique, mais et surtout sur l'engagement auprès des oppressés et des opprimés de ‘'Babylone'' (l'Etat). « Mais Alpha, a décidé de se ranger du côté du pouvoir pour s'attaquer à l'opposition. Il ne faut donc pas se cacher la face, Alpha Blondy est en mission pour le FPI, le parti au pouvoir. En effet, sachant qu'il ne peut rien contre le RDR sur le plan politique, le FPI a décidé de passer par lui pour discréditer notre président », note le Secrétaire général adjoint chargé des Affaires politiques du RDR. Qui soutient que cette guerre enclenchée par Alpha Blondy contre le RDR et son président n'est que peine perdue. « Alpha a choisi son camp. Alors, nous le combattrons comme il le faut. Nous le combattrons jusqu'à sa mort culturelle », a insisté le ministre Soumahoro.

 
Nomination du nouveau SG du RDR - Comment Amadou Gon a coincé ADO
mardi 4 mars 2008 - Par Nuit & Jour - Près d`un mois après les assises du 2e Congrès Ordinaire du RDR, Alassane Dramane Ouattara, le président des Républicains éprouve toujours du mal à nommer le nouveau secrétaire général de son parti. Selon des sources proches du RDR, le choix d`ADO se serait porté sur le ministre Marcel Amon Tanoh. Mais, celui-ci serait farouchement contesté par l`actuelle secrétaire générale du parti, Henriette Dagri Diabaté et son adjoint, Coulibaly Amadou Gon, par ailleurs, maire de Korhogo. Le secrétaire général délégué, selon nos sources, aurait usé de toute son intelligence pour " coincer " ADO. Ainsi, dans l`establishment républicain, il se susurre que c`est Gon qui aurait " déjoué " le coup en envoyant des " SMS " sur les différents portables de ses militants. Dans ces messages, il a été révélé que le RDR aura un nouveau SG en la personne de Amon Tanoh, qui sera secondé de Cissé Bacongo, Hamed Bakayoko et Guédé Guina. Lorsque les militants républicains ont eu l`information, beaucoup ont piqué une crise d`urticaire. Car, selon eux, Amon Tanoh n`est pas plus méritant que Gon et même Henriette Diabaté. C`est ainsi que le SG délégué se serait empressé d`aller voir ADO pour attirer son attention sur les dangers que pouvait comporter cette décision. Face donc à cette situation, le mentor, mis en difficulté, aurait, somme toute, décidé de surseoir à son entreprise. Voici comment " le lion " a pu coincer l`ex DGA du FMI sur la nomination du futur SG de son parti. En le faisant, Amadou Gon et ses partisans ont à cœur de prouver à ADO qu`ils ne sont pas prêts de lâcher
prise dans la bataille pour le contrôle du parti. Une bataille dans laquelle, jugé favori au départ, le ministre de l`Agriculture est en train de voir ses chances s`amoindrir de jour en jour. Après avoir, en effet, tout donné au parti, Amadou Gon est finalement en train d`être marginalisé, au motif qu`il est originaire de la même région qu`ADO. Ce que refusent les partisans du maire de Korhogo qui estiment, a contrario, que l`heure du mentor a désormais sonné. Pour sûr, la nomination d`un nouveau SG du RDR n`a pas encore fini de livrer tous ses secrets. (par Michel Ziki)
 
Après deux semaines d'absence: ADO est rentré hier de Paris
Le président du Rassemblement des Républicains est rentré hier en provenance de Paris par un vol d'Air France. L'appareil français a atterri à l'aéroport international Félix Houphouët Boigny aux environs de 20 h. Le leader du RDR dont le retour n'a pas été médiatisé, a été accueilli au salon d'honneur par des membres de la haute direction de son parti. Parti d'Abidjan le 11 février dernier, le président du RDR a séjourné au Gabon, à l'invitation du président EL Hadj Oumar Bongo Odimba. Reçu le 13 février au palais présidentiel, Alassane Dramane Ouattara a été échangé avec le président Bongo sur les relations entre l'institut international pour l'Afrique dont il est le président fondateur et l'Etat gabonais. La situation socio-politique ivoirienne, notamment le processus de paix a également meublé les échanges entre les deux personnalités. Après le Gabon, le président du RDR s'est rendu en France où il s'est offert quelques jours de repos. Mais aussi de réflexion sur l'avenir de son parti qui vient d'organiser un congrès qui, de l'avis des observateurs, aura tenu toutes ses promesses.
En effet, au terme du congrès des 1er, 2 et 3 février 2008, mandat lui a été donné d'opérer les changements qu'il trouverait nécessaires pour le RDR. ADO a promis être à la hauteur de la confiance placée en lui. Et que dès son retour, il convoquera un bureau politique à cet effet. Le
président du Rassemblement des Républicains est rentré hier en provenance de Paris par un vol d'Air France. L'appareil français a atterri à l'aéroport international Félix Houphouët Boigny aux environs de 20 h. Le leader du RDR dont le retour n'a pas été médiatisé, a été accueilli au salon d'honneur par des membres de la haute direction de son parti. Parti d'Abidjan le 11 février dernier, le président du RDR a séjourné au Gabon, à l'invitation du président EL Hadj Oumar Bongo Odimba. Reçu le 13 février au palais présidentiel, Alassane Dramane Ouattara a été échangé avec le président Bongo sur les relations entre l'institut international pour l'Afrique dont il est le président fondateur et l'Etat gabonais. La situation socio-politique ivoirienne, notamment le processus de paix a également meublé les échanges entre les deux personnalités. Après le Gabon, le président du RDR s'est rendu en France où il s'est offert quelques jours de repos. Mais aussi de réflexion sur l'avenir de son parti qui vient d'organiser un congrès qui, de l'avis des observateurs, aura tenu toutes ses promesses. En effet, au terme du congrès des 1er, 2 et 3 février 2008, mandat lui a été donné d'opérer les changements qu'il trouverait nécessaires pour le RDR. ADO a promis être à la hauteur de la confiance placée en lui. Et que dès son retour, il convoquera un bureau politique à cet effet.
Ibrahima B. Kamagaté
 
Ouattara doit sortir le grand jeu
Le patriote - Publié sur notre site le : 17/2/2008)
Ouattara s'est mépris. L'objectif, entre autres, d'éviter des querelles au parti à quelques mois de la Présidentielle n'a pas été atteint. Mais bien au contraire. « Le Secrétaire Général est désigné par le Président du Parti qui le propose à l'investiture du Congrès. (…) », stipule l'articule 22 des statuts du Rassemblement des républicains (RDR).

Le congrès a donné mandat au Président du parti de procéder à ces nominations et à d'autres après les assises.
Sans doute, le Président du RDR lui-même adhérait à une telle vision des choses. Selon de bonnes sources, il espérait renvoyer les querelles d'ambition à plus tard notamment après les élections. Ce n'était pas une mauvaise idée. Cependant, il semble ne pas avoir pris la juste mesure des ambitions des cadres de son parti. Ou bien ceux-ci n'ont pas assez bien compris l'esprit qui soutenait cette vision de Ouattara.

Par conséquent, chacun croit que c'est demain les nominations et qu'il faut continuer la campagne au lieu de demeurer à son poste et travailler dans la perspective de gagner la présidentielle.

Certainement que le mieux aurait été de rester dans les statuts en confirmant tout au moins Henriette Dagri Diabaté Secrétaire général du RDR. Chacun aurait compris qu'il n'y pas de retour en arrière possible et se serait mis au boulot en attendant le grand chamboulement d'après l'entrée de Ouattara au Palais présidentiel.

Mais voilà, Ouattara s'est trompé dans son analyse. « Il s'est trompé de bonne foi », confie un de ses conseillers. Et c'est le contraire de l'effet escompté qui se produit. Des cadres se battent par presse et par SMS interposés.
.Les adversités internes au parti s'affichent. Qu'on ne s'y trompe pas. Il revient donc à Alassane Dramane Ouattara, Président du RDR, de sortir le grand jeu. Il ne lui sera pas demandé d'interrompre ses vacances. Mais il faut admettre qu'il y a urgence. De mémoire de républicains, c'est la première fois que les querelles internes sont autant exposées. Ouattara doit rappeler à l'ordre tout son monde.

Tous doivent prendre conscience que l'après-Ouattara ce n'est pas aujourd'hui. Et qu'il n y a pas d'autres ambitions que celles du parti. Le RDR veut prendre le pouvoir d'Etat. C'est à cela que tous doivent travailler. La balle est plus que jamais dans le camp de Ouattara. Un chef grand se reconnait aussi à ces épreuves.

KIGBAFORY Inza
 
Dr Ahua Junior (RDR) répond à Gbagbo et à Koulibaly (FPI)
 
Dr Antoine Ahua Jr - Québec, Canada - 11 février 2008

La campagne pour l’élection présidentielle ivoirienne a (re)commencé de plus belle, suite à l’interpellation des membres du Comité permanent de concertation (CPC) sur la priorité à accorder illico au processus électoral, au terme de leur réunion du 24 janvier 2008 à Ouagadougou. En français commun, cela veut dire ceci : l’Accord politique de Ouaga (APO), d’accord! Mais les flaflas dilatoires, basta!
De fait, la patience du peuple a atteint le seuil des élections. C’est pourquoi le Front populaire ivoirien (FPI ou Refondation) est prié de faire aux électeurs, le bilan de son exercice du pouvoir, tandis que les partis d’opposition ont le fardeau de démontrer qu’ils peuvent faire mieux en expliquant leurs projets de société respectifs. C’est cela le seul front sur lequel le peuple souhaite voir les politiciens mériter sa confiance. Rien d’autre! Pas de diversion par élucubration sur un tribalisme imaginaire, pas de procès de pays étranger pour faire oublier l’existence du Tribunal pénal international (TPI) conçu pour les Chefs d’État aux mains tachées de sang; pas de spéculation sur le franc CFA dont les pilleurs en rendront compte, encore moins la spéculation sur d’improbables alliances, tel le Front républicain, une ancienne arène de conjurations à saveur de baiser de Judas. À cet égard, le dernier congrès du Rassemblement des Républicains (RDR) s’est ouvert et fermé sur un message très clair de Dr Alassane Dramane Ouattara (ADO) à l’effet que, une fois président de la République, il tendra la main à Gbagbo par refus de l’exclusion. Donc, après l’élection, pas avant!

Cette élection présidentielle, prévue constitutionnellement pour octobre 2005 et reportée trop de fois, est «officiellement» attendue pour se tenir à la fin du mois de juin 2008. Espérons que cette fois sera la bonne, car, si la Loi fondamentale, en son article 38, a été évoquée de façon juste par le régime au pouvoir pour différer toutes les élections publiques de 2005, c’est avec consternation qu’il y a lieu d’imputer audit régime, le long laps de temps de deux ans et demi qu’a duré l’absence d’organisation électorale. Ce qui constitue un gravissime coup d’État au regard du fait que l’alibi de Gbagbo pour rester au palais présidentiel pour un demi mandat additionnel, sans procuration du peuple, est contrarié par la bonne foi et des dispositions légales. De plus, la souffrance subséquente de la population donne à cette confiscation du pouvoir, une odeur de despotisme, loin des honneurs des joutes démocratiques.

L’alibi de Gbagbo, puisqu’il faut le rappeler, a été répété par lui-même lors de sa visite d’État dans la sous-préfecture d'Assikoi, dans le département d’Adzopé, le mercredi 9 janvier dernier. Une visite d’État qui donne un caractère officiel à sa déclaration suivante : « (au cours de la campagne électorale de 2000), nous sommes venus vous demander vos voix …et vous expliquer notre politique cinq, six, dix, quinze fois. Nous vous présentons (aujourd’hui) une nouvelle politique, votez pour nous…Vous avez voté pour nous et aujourd'hui, je suis président de la République grâce à vos voix. Je vous ai présenté ma politique. Mais on n'a pas eu le temps de développer cette politique et la guerre est venue…J'ai fait face et aujourd'hui, la guerre est finie. Nous marchons vers les élections qui vont mettre définitivement fin au temps de crise. Je suis venu vous dire, prenez courage encore! Tenez bon! Restez debout et allons jusqu'aux élections…Nous voulons le développement de notre pays, le développement de la paix, la richesse de notre pays. Mais ceux qui sont venus nous faire la guerre sont contre la prospérité, le développement. C'est pourquoi il était d'abord bon de se tourner vers eux, de faire la paix avant de revenir continuer la route du développement…»

C’est vrai que la guerre est finie, mais entendons-nous bien, elle est finie depuis le cessez-le-feu du 17 octobre 2002, après donc quatre semaines d’affrontement militaire. De nombreux évènements ultérieurs sous formes d’accords, de symboles et d’actes de désarmement, ont confirmé la fin de la belligérance; des évènements, telle la proclamation conjointe d’un armistice, de la part de l’Armée républicaine (FDS) et des forces rebelles (FAFN), le 4 juillet 2003, ainsi que les avènements du bûcher de la paix de Guiglo et de la flamme de paix de Bouaké, tenus respectivement les 19 mai et 30 juillet 2007. En somme, c’est depuis octobre 2002, soit près de cinq ans et demi d’après guerre que le camp présidentiel fait face, aux dires de Gbagbo, à «ceux qui sont contre la prospérité et le développement». A priori, nous avons là un cas de crime d’État quand un Président de la République nomme à la Primature un groupe de va-t-en-guerre dont la nature attribuée à eux par lui est l’infortune et la destruction. De surcroît, comme la rébellion est assimilée à un axe du mal connu sous l’euphémisme de «bloc rebelle» incluant le RDR, il est irrationnel de voir les Refondateurs et certains journaux mousser une nouvelle association RDR-FPI, par extrapolation du discours du 1er février dernier de Affi Nguessan au Congrès du RDR. Une sorte de nostalgie du Front républicain des années 90, brisé par trahison, relevant de la panique du camp de Gbagbo à la veille de devoir passer le pouvoir d’État au camp pressenti gagnant d’ADO.

Est-ce donc une seconde nature chez Gbagbo de s’allier sans scrupule à des malfaiteurs qu’il accuse d’avoir pour mission de tirer la Côte d’Ivoire vers le bas? Le fait incontestable et incontesté est que le FPI, parti de Gbagbo qui s’est donné la réputation de prêcher le contraire de ce qu’il fait, n’a pas pu offrir aux Ivoiriens la prospérité et le développement promis, même pas sur la moitié sud du pays jamais contrôlée par personne d’autre que lui. Cela se comprend puisque le FPI est arrivé au pouvoir avec le leitmotiv que «la roue tourne» et que l’enrichissement illicite est un droit, après avoir rempli, dans la disette de l’opposition, son devoir légitime de réclamer le pouvoir d’État avec succès. C’est Gbagbo lui-même qui, par métaphore, a comparé un dossier présidentiel à un écureuil en avouant son incapacité d’en suivre deux à la fois, le détournement des deniers publics faisant partie des dossiers non prioritaires, c’est-à-dire des écureuils indomptables. Avec une telle philosophie de la gestion de l’État, la guerre de quatre semaines peut bien avoir le dos large et être tenue pour responsable des tares du régime : immoralité individuelle, amateurisme politique, incompétence économique et insensibilité à la société.

Voilà comment la Refondation a creusé sa propre tombe; un contexte de démission généralisée en matière de responsabilité et de règne de l’impunité. Cependant, la hantise de la défaite électorale imminente crée au sein du FPI, des électrons libres. C’est le sauve-qui-peut où chacun cherche à sauvegarder sa réputation personnelle ou son fauteuil de député, entre autres, en se dissociant du bilan collectif du régime. Après «les blues de la République» de Mamadou Koulibaly, la Première Dame a dénoncé l’immoralité misogyne des hommes du pouvoir et Affi Nguessan s’apprête à décrier l’impunité en commençant par imposer la discipline citoyenne dans le parti frontiste dont il est le président. Ce n’est que le début d’une litanie de complaintes individuelles formulées au nom du droit à l’autocritique salvatrice pour le parti de la Refondation. Et comme la pluie avant le beau temps ou l’abus de fornication avant la confession, des sursauts de vanité sont déplorés çà et là : 1) le procureur de la République se corrompt en incarcérant un nouvelliste d’avoir traité de corruption, au motif, dit-il, «qu’il peut mettre aux arrêts qui il veut et quand il le veut»; 2) les législateurs viennent de se légiférer, à l’insu des médias, des «primes de guerre» tout en reconnaissant que 70% des familles mangent un seul repas par jour; ce, 3) à la suite des cadres du Conseil économique et social dont le salaire a été doublé par leur président, Laurent Dona Fologo, personnage très sensible à la baisse du pouvoir d’achat des travailleurs; 4) lesquels seront désormais traités de criminels lorsqu’ils feront «la grève de la faim» pour de meilleures conditions de survie, dixit le Président Gbagbo qui les menace d’une loi antigrève après les élections, en oubliant qu’il ne sera plus qu’un simple citoyen à la merci des pouvoirs exécutif et judiciaire; 5) deux pouvoirs qui, pour l’instant, soutiennent chacun un des deux groupes de planteurs antagonistes sur la Bourse café cacao (BCC), puisque la filière café cacao est suffisamment nantie pour se permettre de payer dans la unité administrative, deux présidents de conseil d’administration (PCA) et deux directeurs généraux (DG).

Malgré tout, élection oblige, Gbagbo et le FPI ont le devoir partisan de clamer que le pays est débout malgré la guerre (de quatre semaines), que les institutions étatiques fonctionnent (pour un clan), que les déchets toxiques ne tuent plus (que les pauvres) et qu’ils méritent un autre et dernier mandat de cinq ans (qu’ils transformeront en une réquisition de 15 ans). Hé, que non! Après la fête, ce sont les fêtards qui doivent payer la note. Seuls. Pas avec le RDR ou le RHDP dans un cadre d’association quelconque. Dans tous les cas, pas de Front républicain. À chaque caïman, son marigot! Et puis, les larmes de crocodiles du FPI ne ramèneront pas les martyrs de la crise égoïstement entretenue et ne nous rajeuniront pas des sept ans et demi de notre bonheur perdu sous la Refondation. La campagne électorale ne fait que commencer.

Dr Antoine Ahua Jr
Québec, Canada
11 février 2008
antoineahua@hotmail.com