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La Côte d'Ivoire: Le Palais de la Culture
Fruit de la coopération ivoiro-chinoise, les travaux de construction du complexe ont commencé, pour la première phase-l'édification du grand bâtiment - en octobre 1996 pour prendre fin en octobre 1999. Aujourd'hui, l'édifice est fonctionnel, logé entre les deux ponts - Houphouet-Boigny et Général de Gaulle - sur le front lagunaire (côté Treichville). Le bâtiment, en forme d'un siège royal Akan, est un joyau architectural, imposant. Bâti sur un site de 12.000 m2, le complexe compte plusieurs salles et espaces de spectacles.
   

 Firmin KOTO, rédacteur en chef de 100%  Culture Suède : OSCAR 2008 de la meilleure agence de presse africaine de la Scandinavie.

Le 09 octobre 2008 à 15 heures, en marge du Yom Kippour, jour du grand pardon juif, Firmin KOTO rédacteur en chef de 100% CULTURE Suède, recevait au sein de l’Ambassade Culturelle et Humanitaire à Paris, l’Oscar 2008 de la meilleure agence de presse africaine en Scandinavie.

InterMédiaire Consulting,   A gence de conseil en communication, lobbying et relations publiques, éditrice du premier magazine franco suédois 100%culture a été récompensée à Paris au sein de l’Ambassade Culturelle et Humanitaire pour le travail acharné qu’elle a accompli à partir de la Scandinavie  pour l’édification de la culture africaine. Firmin Koto accompagné de la représentation suédoise et entouré d’une brochette de personnalités a reçu son prix de l’Ambassadeur Culturel et Humanitaire Corine HAZOUME : « C’est un grand honneur de recevoir en ce jour béni, l’oscar de la meilleure agence de presse africaine, cette récompense est le début d’une lourde responsabilité et nous continuerons à partir de la Scandinavie à nous battre pour édifier l’Afrique Culturelle, je remercie toute la rédaction de 100%Culture, tous nos partenaires, internautes et lecteurs qui nous ont fait confiance depuis deux ans. » déclarera t-il avec émotion.

Toutes les personnalités présentes pour ce grand événement mondial ont effectué une visite des monuments et fleurons classés au patrimoine, un tour opérateurs avec VIPCAR. Un somptueux dîner au restaurant le PRUNIER de l’avenue Victor Hugo au menu spécial « diamant noir » a rehaussé cette cérémonie de distinction de la culture africaine qui a illuminée le cœur de l’Europe et amortie un tant soit peu le climat économique et financier morose.

SOURCE : Ambassade Culturelle et Humanitaire Paris France.

Vendredi 10 Octobre 2008.

Après les injures et menaces du RDR: Alpha Blondy déballe tout
Notre Voie - Mardi 18 Mars 2008 - La star ivoirienne du reggae, Alpha Blondy, s'est ouverte à Notre Voie, samedi dernier à son domicile. Dans un franc-parler inédit, rendu encore plus cru par les attaques de la presse du Rassemblement des Républicains (RDR) contre sa personne, depuis quelque temps, l'artiste présente M. Alassane Dramane Ouattara comme étant « le problème de la Côte d'Ivoire» et tient à le démontrer. Des révélations à couper le souffle. Interview.

Notre Voie : Alpha Blondy, dans une interview accordée au mensuel panafricain Afrique Magazine (AM) n° 270 de mars 2008, vous avez qualifié M. Alassane Dramane Ouattara de prestidigitateur et avez soutenu qu'il ne sera jamais président de la République de Côte d'Ivoire. Pourquoi vous attaquez-vous à ce leader politique ivoirien ?

Alpha Blondy : Souvenez-vous, à un moment donné de ma vie et de l'histoire de la Côte d'Ivoire, j'ai crânement défendu le cas Alassane Dramane Ouattara, le leader du Rassemblement des Républicains (RDR) et un des futurs candidats à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. J'avais dénoncé le fait qu'on le traite d'ivoirien lundi et d'étranger mardi. Et qu'à cause de cela, ce Monsieur que le PDCI a envoyé en Côte d'Ivoire ne pouvait pas être candidat à l'élection présidentielle. J'avais dit non ! Et aujourd'hui, il peut être candidat à la présidentielle. Ne voyez-vous pas que ce combat que j'ai mené a payé dans une certaine mesure ?
Mais actuellement, les données ont changé et il me semble important de souligner les actes graves que M. Ouattara a posés. Il faut le dire, nous ne partageons pas sa façon de faire.

N.V. : Que lui reprochez-vous ?
A.B. : Il serait indécent de ne pas souligner que le premier coup d'Etat en Côte d'Ivoire (le 24 décembre 1999 qui a renversé le président Henri Konan Bédié, ndlr) a été fait par M. Ouattara...

N.V. : Comment le savez-vous ?
A.B. : Mais il l'a dit lui-même et les Ivoiriens en sont témoins. Il a dit : «Quand je frapperai ce régime moribond, il tombera». Il avait annoncé aussi aux Ivoiriens : «Je reviendrai à Noël». Donc il savait bien de quoi il parlait. Le 24 décembre 1999, il a effectivement frappé, le régime Bédié est tombé et il est revenu en Côte d'Ivoire.
Pour moi, le coup d'Etat était déjà un acte anti-démocratique. Et je dis que c'est ce coup d'Etat qui a ouvert la boîte de Pandore d'où sont sorties toutes les tentatives hebdomadaires de coups d'Etat qui ont abouti à la guerre, cause de la rébellion armée du 19 septembre 2002 suivie de la partition systématique du pays.

N.V. : Le général Robert Guéi, chef du CNSP, la junte militaire au pouvoir, avait pourtant indiqué, devant la nation, que le coup d'Etat de 1999 était l'œuvre des «Jeunes gens »...
A.B. : Je n'entre pas dans ce genre de masturbation.

N.V. : Vous n'y croyez pas ?
A.B. : Non ! Mais écoutez, lorsque la guerre a éclaté en septembre 2002, Alassane Ouattara a déclaré sur RFI - je l'ai bien écouté - qu'il n'était ni de près ni de loin mêlé à la rébellion. Mais j'ai regardé plus tard une vidéo où des rebelles égorgent un gendarme. Sur ce document (j'ignore comment l'on procède en matière de montage et de truquage), ce que Koné Zakaria (un des chefs rebelles, ndlr) dit est clair - je comprends bien le malinké. Il a dit : «Nous avons pris les armes, pas pour IB, mais pour Alassane Ouattara». Et que c'est lui qui leur envoyait 25 millions de FCFA par mois. Zakaria l'a dit. Si cette grave accusation était fausse, pourquoi M. Ouattara n'a-t-il pas apporté de démenti ?

N.V. : Que voulez-vous finalement insinuer ?
A.B. : M. Ouattara est largement le commanditaire de la rébellion, you know. Je ne suis pas Jack Bauer (personnage principal d'une série policière américaine à la télé, NDLR) mais c'est M. Ouattara qu'on connaît. Qui ne dit mot consent. Même, à un moment donné, Guillaume Soro s'est un peu énervé devant le refus de M. Ouattara d'assumer.
Je signe et je persiste qu'Alassane Ouattara est à l'origine du coup d'Etat de 1999 qui a entraîné la guerre. Il est à l'origine de tous les problèmes que nous vivons aujourd'hui. Depuis qu'il est venu dans ce pays, nous avons rompu avec la tranquillité et la sérénité. Celui qui a tiré le plus grand profit de l'Ivoirité, c'est bien Alassane Ouattara. Il en a fait un fonds de commerce. Le PDCI, sa famille politique de départ, ne voulait pas de lui pour deux raisons principales.

N.V. : Lesquelles ?
A.B. : Première raison, lorsque Alassane Ouattara est arrivé en Côte d'Ivoire en 1990, il n'aurait pas dû sortir avec Dominique Nouvian-Folléroux (son épouse actuelle, NDLR).

N.V. : Vous y allez fort !
A.B. : Oui mais lui, il n'a pas hésité. Moi, je relate les faits. Je fais un décryptage, you know. A l'époque, je sortais avec Patricia, la fille d'un Européen qui travaillait à la présidence. Elle m'a confié ceci, après la nomination d'Alassane Ouattara : «Attention votre Premier ministre-là est en train de prendre un virage dangereux. Parce que Dominique est en quelque sorte la «Go» du président de la République, Félix Houphouët». Comprenez-vous le sens de ce message de Patricia ? Je pense qu'Alassane Ouattara pouvait s'offrir toutes les filles d'Abidjan, sauf celle-là. Ce qu'il a fait, c'est comme si tu couchais avec ta propre mère. Parce que le président Houphouët était son père politique et spirituel. Et quand tu as fini de coucher avec ta mère, n'aies pas la prétention de ravir à ton père son fauteuil. Or, Ouattara a fait tout cela. C'est ce que le PDCI n'a jamais osé dénoncer aux yeux du monde. Voilà pourquoi beaucoup se sont contentés de le traiter d'étranger. Ce qui l'a d'ailleurs arrangé car il en a fait son fonds de commerce.

N.V. : Quelle est la seconde raison ?
A.B. : Il voulait niquer M. Konan Bédié. Quand le président Houphouët est mort, beaucoup de cadres du PDCI ont regardé Alassane Ouattara bizarrement. Ça murmurait qu'après avoir couché avec Dominique par calcul politique...

N.V. : Avez-vous un problème avec Mme Dominique Ouattara ?
A.B. : Non, pas du tout, je respecte Dominique. Seulement, je voulais dire qu'elle n'est pas la seule personne qu'Alassane Ouattara a bernée. Mais elle n'est pas dupe. Dominique avait perdu son mari dans des conditions tragiques. Et M. Ouattara a profité de la blessure de cette dame - je vous le dis parce je le pense sincèrement - pour déployer son calcul politicien. Il s'est servi d'elle pour son ambition.

N.V. : Vous dites là des choses terribles ?

A.B. : On me qualifie de fou, non ? Mais un fou, il sait beaucoup de choses, you know ! Le mariage de M. Ouattara avec Dominique, relève d'un calcul politicien. Il prétend que Houphouët lui a donné l'ordre de prendre cette femme. Mais il a oublié que c'est parce qu'il a couché avec elle que «le Vieux» s'est fâché et la lui a cédée. Un proche d'Houphouët - et non des moindres - m'a confié que «le Vieux» en a pleuré. Parce qu'il ne pouvait pas s'imaginer que quelqu'un qu'il a fait venir auprès de lui de bonne foi puisse lui planter le couteau dans le dos. Son entourage en été malade aussi. C'est de là qu'est parti le débat sur la filiation de Ouattara. Aujourd'hui, nous disons qu'Alassane Ouattara est certes un Ivoirien mais il y a un problème.

N.V. : Quel problème encore ?
A.B. : Tu peux être un Ivoirien mais si tu as grandi à Bobodioulasso, où est le problème ? Ses frères ont grandi à Dimbokro, dans le centre de la Côte d'Ivoire. Mais lui, il a grandi du côté de la Haute Volta, c'est-à-dire dans la région de Bobodioulasso. Même quand il parle le malinké, son accent est de Bobodioulasso. Il ne faut pas en avoir honte ! Mais il semble tellement perturbé par cela. Et il raconte à sa femme Dominique que je suis son cousin. Parce que nous sommes tous deux nés à Dimbokro. Je ne suis pas son parent. Il n'a pas besoin de forcer des liens de parenté avec moi pour prouver qu'il est Ivoirien. Dans tous les cas, on ne couche pas avec la femme de son papa. Mais il l'a fait.

N.V. : Pourquoi est-ce maintenant que vous en parlez ?
A.B. : Excusez-moi, chaque chose en son temps ! Un jour ou l'autre, Dominique Folléroux se réveillera. Alassane Ouattara pense que M. Sarkozy va l'imposer aux Ivoiriens parce qu'il a été tout simplement le témoin de son mariage. C'est peut-être vrai que le président français est son ami, mais attention !

N.V. : N'est-il pas envisageable que M. Sarkozy veuille donner un coup de pouce à son ami en difficulté ?
A.B. : M. Sarkozy pourrait aider la Côte d'Ivoire en tant qu'Etat mais pas M. Ouattara en tant qu'individu. Parce que les intérêts de la France sont plus grands que ceux de Messieurs Sarkozy et Ouattara. Quand je dis qu'Alassane Ouattara ne peut pas être président de Côte d'Ivoire, c'est parce qu'il a fait couler trop de sang, de larmes. Il a fait briser trop de vies d'innocents. Je pense sincèrement ce que je dis. Depuis le coup d'Etat de 1999, avez-vous vu se bousculer des personnalités comme Ahoua N'Guetta, Essy Amara, enfin tous les repères de tous bords politiques confondus ? Savez-vous pourquoi ? Parce que la chaîne référentielle a été brisée. En outre, les généraux Palenfo et Coulibaly se sont également éclipsés et ont vu leurs vies respectives brisées parce qu'on leur colle une étiquette de RDR déçus. Même moi qui vous parle...

N.V. : Justement, il y a quelques années, vous avez proclamé que vous êtes un militant du RDR...
A.B. : J'ai déjà reconnu dans un mensuel panafricain qu'Alassane Ouattara a roulé tout le monde dans la farine. On dit que M. Gbagbo est un boulanger. D'accord, mais je dis que M. Ouattara est un hyper-boulanger. C'est le propriétaire des Grands Moulins d'Abidjan (rires). Et moi, je suis un chanceux parmi ceux que M. Ouattara a roulés dans la farine.
Mon ami H., le comédien Camara Yêrêfê, en a été tellement victime qu'il en est mort. On raconte que je n'ai rien fait pour lui jusqu'à ce qu'il trouve la mort. Mais qu'ils me font pitié, les colporteurs de ces rumeurs ! Je vais vous dire la vérité. Lorsque la SICOGI de Yopougon voulait expulser H. pour une location-vente impayée à hauteur de 3 millions FCFA, c'est vers moi qu'il a couru. Je partais pour une tournée à l'étranger et je n'avais pas de la liquidité sur moi. Je lui ai alors signé un chèque de 3 millions FCFA. Je précise qu'on a appelé Ibrahim dit «photocopie», le frère cadet de M. Alassane Ouattara, pour lui poser le problème de H. qui a fait la prison, qui a perdu son boulot à la télé à cause de son militantisme au RDR... On m'a répondu que lorsque qu'on donne de l'argent à H., il le dilapide. Au vu de cette attitude du RDR à son égard, j'ai interpellé H. en ces termes : «Petit frère, fais attention à toi ! Ces gens vont t'utiliser pour rien. Chaque fois que y a drap, tu viens me dire : Elvis (l'autre surnom d'Alpha Blondy), on m'a blessé, on a blessé mon fils... Et je demande : est-ce qu'un seul enfant d'Alassane a été égratigné ? Une façon de te demander de faire attention et de te dire que moi-même qui te parle, ils ont envoyé des militaires chez moi en 1999 sans que je n'y comprenne rien. N'oublie donc pas d'où on vient». J'ai dit tout cela à H. Depuis ce jour, on se fréquentait davantage, on mangeait du poisson à la braise ensemble... Un jour, il m'a encore dit que des militaires l'ont blessé à la tête. Pour le tirer de ce guêpier et lui permettre de reprendre ses activités professionnelles, j'ai décidé de lui remettre une caméra que j'ai achetée à 20 millions FCFA. Je lui ai même demandé de changer sa façon de militer. Je lui ai expliqué que c'est parce que les gens du RDR parlent trop. Je lui expliquais aussi comment j'étais souvent félicité, à ma grande surprise, pour des sacs de riz et autres que j'aurais offerts à des militants du RDR.

N.V. : Et que se passait-il en réalité ?
A.B. : Ma secrétaire d'alors, Koné Ténin (aujourd'hui membre du cabinet de la ministre Jeanne Peuhmond, NDLR) était militante du RDR ; mon manager Koné Dodo était du RDR et ils le sont aujourd'hui encore. Au départ, ils ont nié mais plus tard, Ténin l'a reconnu. Ténin était tellement passionnée qu'il suffisait de critiquer M. Alassane Ouattara, pour qu'elle étouffe. Je connais Ténin, je la respecte ; elle a fait un choix que je respecte. En revanche, Koné Dodo m'a trahi dans sa passion, non pas pour le RDR, mais pour M. Alassane Ouattara qui est en réalité le problème et non le RDR car Alassane veut faire de ce parti une sorte de secte.
Koné Dodo m'a trahi en me disant que des gens l'ont chargé de venir encaisser de l'argent auprès de moi pour financer la rébellion. Moi, je lui ai dit que je préférerais faire des dons à la Croix Rouge pour des actions humanitaires en faveur de ceux qui en avaient besoin dans l'urgence. Il en était tellement passionné que je le suspecte aujourd'hui d'avoir détourné au profit de la rébellion une partie des recettes de 35 millions de FCFA engrangés lors de ma tournée de 2003. Aujourd'hui, Koné Dodo se trouverait à Boundiali, hypertendu, à moitié paralysé. Pendant ce temps, que fait le RDR pour lui ? Que fait pour Koné Dodo, M. Alassane Ouattara qui, paraît-il, est propriétaire de 22 avions et 212 bateaux ? Fohi ! Rien ! Actuellement Dodo ne vit qu'avec l'aide que lui apporte son fils.

N.V. : Quels sont aujourd'hui vos rapports ?
A.B. : Koné Dodo m'appelle parfois. Il me demande de l'appeler à mon tour. Seulement, c'est moi qui me sens gêné. Ah, lui aussi a été tellement aveuglé ! Mais je pense qu'un jour, il se réveillera car, tout comme Ténin, il admirait beaucoup M. Zémogo Fofana (personnalité politique, transfuge du RDR qui a créé l'ANCI, son parti).

N.V. : Vous auriez abandonné également Aldo Moro, Affri Loué et bien d'autres de vos proches malades...
A.B. : J'avais proposé à Aldo Moro (paix à son âme) de travailler avec H. pour la réalisation de sketches qu'ils devaient commercialiser. Mais Aldo Moro (ancien cameraman à la RTI) m'a dit que son rêve, c'était de découvrir la Jamaïque. Je l'ai envoyé en Jamaïque. Quant à Eugène Affri Loué (paix à son âme), il était condamné à mort, je n'y pouvais rien. Pinto, quant à lui, est superviseur au Café de Versailles (le restaurant chic bâti par Alpha Blondy). Vous pouvez le lui demander. Il n'a jamais été victime d'un grave accident de la circulation avec ma voiture sans que je ne sois au courant. (Pinto dément devant nous avoir fait un accident avec un véhicule de Blondy). «Ancien» (un regretté collaborateur d'Alpha) est mort d'insuffisance rénale. Lorsque j'ai arrêté de fumer de la drogue, j'ai dit à tous ceux qui fumaient comme moi de rester à carreau pour ne pas que je replonge. «Ancien» était devenu entre temps le manager du groupe Adjam Tala Rockers. On s'est perdus de vue. Un jour, lorsque je l'ai vu à Grand-Bassam, j'ai découvert une loque humaine. Une autre fois, il a fait venir des jeunes gens chez moi pour me solliciter de l'aide, alors qu'il était en instance d'être hospitalisé au CHU de Treichville. Plus tard, j'ai appris que ces jeunes se sont volatilisés dans la nature avec l'argent que je leur avais remis. Après, il s'est levé lui-même de son lit d'hôpital pour me trouver à Grand-Bassam. Il avait besoin d'argent. Je lui en ai donné. C'est à Yohou Yolande dite «Yoyo Rasta», une grande amie, que je remettais de l'argent pour secourir «Ancien». Un jour, à la veille d'une tournée, il m'a dit : «Si on ne se revoit plus... » Je lui ai répondu : «Arrête, ne me parle pas de ta mort... (Alpha Blondy se met à pleurer. Après une pause, il poursuit ses propos)... Alassane Dramane Ouattara est dangereux pour la Côte d'Ivoire. Pourquoi, en le disant, on doit être menacé de mort ?

Interview réalisée par Didier Depry et Schadé Adédé
 
Interview / après les attaques du RDR - Alpha Blondy :“Alassane est un criminel dangereux”
  mercredi 26 mars 2008 - Par Le Matin d'Abidjan

Il refuse de se faire complice d'une prochaine déflagration politico-militaire qui pointe à l'horizon ivoirien. Alpha Blondy, car c'est de lui qu'il s'agit, a donc choisi de parler et d'éclairer la lanterne de ses concitoyens. Cela, au nom du ''devoir de vérité''. Avec le franc-parler qu'on lui connaît, la méga star du reggae mondial, ne fait pas de quartiers. A commencer par Alassane Dramane Ouattara que Alpha retourne dans tous les sens, avec des révélations inédites. L'Onu, les forces impartiales présentes en Côte d'Ivoire et la France ne sont pas en reste. Tous passent au scanner de ''Jagger'', le ''fou'', militant actif, engagé pour une indépendance vraie de l'Afrique. Entretien.

Depuis quelque temps vous êtes d'attaque principalement contre M. Alassane Dramane Ouattara, président du RDR. Est-ce par devoir de vérité vis-à-vis des Ivoiriens que vous agissez ainsi ou pour d'autres motivations ?

Alpha Blondy : C'est par devoir de vérité. Malgré mes frasques, les Ivoiriens savent que je suis leur Alpha Blondy. Je ne vais jamais leur mentir. Je ne vais au grand jamais, trahir ceux qui ont construit Alpha Blondy. Je ne serai pas complice de ceux qui ont concouru à la perte de mes géniteurs. C'est pour cela qu'après avoir pris du recul par rapport à la crise ivoirienne, je me dis que je me devais de dire aux Ivoiriens que la genèse de cette merde dans laquelle nous sommes, s'appelle Alassane Dramane Ouattara. Et j'invite tous les observateurs, Ivoiriens et non Ivoiriens, sans passion ni rancœur, à prendre seulement une minute et méditer sur ce que je dis. Depuis l'arrivée en Côte d'Ivoire de Alassane Dramane Ouattara, son géniteur politique qui l'a fait venir, n'a pas cessé d'être malade avant de mourir en fin de compte. Ok ? Et c'est parti, jusqu'aujourd'hui. Cela fait au moins seize ans que nous vivons cette situation. Trop c'est trop, la Côte d'Ivoire ne mérite pas cela. Combien d'Ivoiriens sont morts sans avoir vu la fin de cette crise ? Combien de morts, combien de litres de sang, de larmes, de vies brisées faut-il à M. Ouattara pour qu'il mette balle à terre ? S'il aime la Côte d'Ivoire, il doit sincèrement retirer sa candidature. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'il n'est pas Ivoirien. Il l'est, mais il n'est pas éligible pour avoir été la cause du coup d'Etat et le financier de la guerre. Il s'est disqualifié, voilà ce je que je veux dire. Nous voulons des élections propres, crédibles et transparentes. On ne peut pas céder au chantage, un Etat ne peut céder au chantage d'un individu. Sinon, après, c'est facile n'importe qui peut prendre les armes et mettre à ses pieds l'Etat ivoirien. Non, nous n'allons pas ouvrir cette autre boîte de pandore.

Cela fait six ans que la guerre a éclaté dans notre pays. Vous qui êtes un sachant pourquoi avoir attendu seulement maintenant pour parler ?
Je vous ai dit qu'il faut souvent prendre du recul. En dioula (malinké) on dit : « on peut garder le sang dans sa bouche et cracher la salive ». Mais quand le moment arrive pour mettre un terme à la souffrance de tout un peuple, dont je fais partie, dont mes parents font partie, on n'a plus besoin d'avoir d'Etat d'âme. Je crois que ceux qui comme Ouattara, ont posé ces actes criminels, à savoir le coup d'Etat et la guerre, n'ont d'ailleurs pas eu d'état d'âme. Au contraire, ce dernier s'en foutait. Il n'a pas hésité et il continue sans que quelqu'un lui dise : « Stop, tu n'as pas le monopole !». Moi, je ne suis pas politicien, présidentiable, ''députable'', ni ''mairiable''. Je suis peut être fou, mais je suis moins fou que lui. Je suis un drogué mais lui est un drogué de pouvoir ; c'est plus dangereux que la cocaïne et l'héroïne confondues. Regardez, combien de familles brisées ! Alassane tu veux quoi ? (Il s'énerve) Les charniers, est-ce que toi Alassane tu peux payer la vie de ces enfants d'autres familles aujourd'hui disparus? Toi, dont les enfants sont toujours partis, toi même qui est toujours parti, tu envoies mourir les enfants des autres. Mais pourquoi ?

Sur le charnier, les adversaires du président Laurent Gbagbo l'ont longtemps accusé, vous dites autre chose aujourd'hui.
Je ne rentre dans ce genre de débats. Je vais vous dire une chose que je veux que vous écriviez noir sur blanc. Les Dioula disent : « Il ne faut pas accuser les asticots dans tout ce qui arrive au cadavre dans la tombe ; c'est la faute à la mort. » Et dans ce débat sur le charnier, la guerre, les tueries de Guitrozon, de l'hôtel Ivoire etc, tout cela c'est Alassane Dramane Ouattara. La Bible dit que le scandale est inévitable. Mais malheur à celui par qui il arrive. Et Alassane Ouattara est celui par qui le scandale est arrivé. Donc je n'entre pas dans les débats sur le charnier et autres; ce sont des faits, ils sont là. Mais pourquoi ces faits sont-ils arrivés ? S'il n'y avait pas eu de coup d'Etat, il n'y aurait pas eu de charnier. S'il n'y avait pas eu cette histoire d'ivoirité, il n'y aurait pas eu de coup d'Etat. Mais seulement, M Alassane dramane Ouattara est le dénominateur commun à tous ces fléaux. Je n'essaie pas de l'accabler, je veux que lui-même prenne conscience qu'il est le mal. Ce ne sont pas les Ivoiriens qu'il faut soigner, c'est plutôt lui qu'il faut soigner parce qu'il est notre maladie. Il est ce virus, ce cancer qui ronge la Côte d'Ivoire. Il faut qu'il le sache. Il faut que ceux qu'il a embrigadés et emprisonnés le sachent.

Vous portez là des accusations graves contre M. Alassane Dramane Ouattara qui pour vous est à l'origine du coup d'Etat de 1999 et de la guerre du 19 septembre 2002, je voudrais savoir… (Il nous interrompt)

Excusez, je ne porte pas d'accusations. Il l'a dit, c'est lui même qui a dit : « quand je frapperai ce régime, il tombera ». Il a frappé et le régime est tombé devant tout le monde. Il a aussi dit : « je viens à la Noël », et il est venu. Je ne l'accuse donc pas, je fais le constat comme beaucoup d'Ivoiriens. Je dis qu'il a frappé le régime et celui-ci est tombé, la démocratie avec. Depuis, nous sommes dans ce désordre anti-démocratique qu'il a provoqué. Ce que je vous dis, c'est qu'il faut qu'il assume. Ce n'est pas avec une Fatwa qu'on va résoudre cette crise. Je vous promets qu'il va assumer. Je ne l'accuse pas. Quand cette guerre a commencé, et qu'il a dit qu'il n'était ni de près ni de loin mêlé, j'y ai cru au départ, naïf que j'ai été. Zackaria Koné (ndlr : l'un des principaux chefs de guerre de la rébellion), qui est un homme de parole, a dit dans un document, qu'ils (les rebelles) ont pris les armes pour Alassane Dramane Ouattara et non pour Soro et IB. Et que Alassane leur envoyait 25 millions de Fcfa par mois. Mais pourquoi Alassane Dramane Ouattara ne l'a jamais démenti ? Alors qu'il arrête ses foutaises, on ne peut être lâche à ce point. Je n'aime pas les lâches.

La virulence de vos propos et le fait que vous réagissez soudainement laisse penser que vous n'êtes pas parvenu à convaincre M. Alassane Dramane Ouattara lors des médiations initiées par l'ambassadeur de paix que vous êtes.
J'ai dit à M. Ouattara : « Grand frère, le fait que vous avez fait la paix avec M. Bédié prouve que vous pouvez faire la paix avec M. Gbagbo. Vous savez, je parle de mon triangle de paix. Les Ivoiriens quand ils verront les trois acteurs de cette crise ensemble, cela va désarmer les esprits. E j'ai pris ce discours comme une sorte de bâton de pèlerin. Pour pouvoir mettre ces trois personnalités ensemble. Je l'ai dit au Président Gbagbo. J'ai dit qu'il faut vraiment que ce triangle-là soit fait pour ''désarmer '' les esprits des Ivoiriens. Je l'ai aussi dit à M. Banny. Si M. Ouatara fait la paix avec M. Bédié, il faut forcément qu'il fasse la paix avec M. Gbagbo. Sinon, les choses ressembleraient à une stratégie de guerre ; c'est-à-dire deux contre un. Ce qui n'est pas juste. Et j'ai bien dit que puisque c'est M. Bédié qui aurait créé le concept d'ivoirité contre M. Ouattara, mais en vérité quand on prend du recul le bénéficiaire de l'ivoirité ce n'est pas M. Bédié. Le bénéficiaire de l'ivoirité c'est M. Alassane Dramane Ouattara. C'est avec cela qu'on a crée le RDR. Sinon, on est venu m'agresser ici pour quoi ? L'on dit qu'on m'a refusé mon passeport parce que je m'appelle Koné Seydou donc je suis du RDR. L'ivoirité a été un fonds de commerce pour M. Ouattara et ça à marché un moment. Voilà pourquoi, je demande aux uns et autres de prendre ne serait-ce qu'un minute de recul. Ils vont savoir que le boulanger dans cette histoire s'appelle ADO. Il est même propriétaire des Grands Moulins d'Abidjan, la farine n'a aucun secret pour lui. Et puis, il a la menace trop facile. Le RDR n'est pas une secte comme il voudrait. Et les cultes du Mollah et de l'Hayatollah qu'il voudrait jouer ne lui vont pas. Et là, je veux être poli avec lui. Pour tout dire, je remets sa candidature en cause.

Pourquoi ?
Parce que personne en Côte d'Ivoire ne cèdera au chantage d'un individu qui a forcé pour être candidat à la présidentielle. Alassane s'est disqualifié par le coup d'Etat. Qu'il prouve que ce n'est pas lui. Alassane, tu t'es disqualifié en finançant le coup d'Etat, tu ne peux donc pas être candidat. Alors comprends ce que je te dis. Je propose que le RDR prenne Adama Tounkara, Henriette Diabaté ou Amadou Gon. Que tous ceux qui s'attendent à des élections se calment; parce qu'on a dit des élections transparentes et honnêtes. On ne peut pas aller aux élections avec quelqu'un qui a pris en otage un pays. On est obligé de céder ? C'est non ! J'en appelle aux Ivoiriens radicaux pour être aussi radical qu'Alassane Dramane Ouattara. Pas d'élections s'il est candidat. Qu'il dégage parce qu'il est disqualifié et on ne cédera pas ! Si l'Amérique n'a pas cédé au chantage du Hezbollah, les Russes n'ont pas cédé au chantage des Tchétchènes, les Ivoiriens et l'Etat ivoirien ne cèderont pas au chantage de Alassane Dramane Ouattara. Tu (s'adressant à Ado) es Ivoirien, il n'y pas de doute, mais tu es disqualifié. Et tu ne seras pas candidat et je te le promets. Si la communauté internationale veut des élections transparentes alors qu'elle n'aide pas Ouattara à nous tordre la main.

Mais l'accord de Ouaga qui doit nous conduire à la paix a déjà entériné la candidature de M. Ouattara.

Je ne suis pas politicien. Mais en vérité et en vérité il a été dit : « élections transparentes, sans fraudes, justes ». Mais déjà, il y a de la fraude. Le ver est déjà dans le fruit. Ecoutez, je vais vous dire que si nous partons comme ça, nous allons finir dans un bain de sang. D'ailleurs Alassane Ouattara a commencé à préparer ce bain de sang. Prenez ''Le Patriote'' d'hier ou d'avant hier (du mercredi 19 au jeudi 20 mars) où le RDR est en train de recruter 580 jeunes pour les élections. La Police ivoirienne n'est-elle pas suffisante ? Pendant qu'ils y sont, et comme nous sommes aussi bêtes, ils vont prendre 500 jeunes à Sinfra, à Korhogo. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Ils vont prendre aussi 500 jeunes à Man. Et puis après on descend dans la rue pour revendiquer la victoire qui aurait été confisquée, comme d'habitude. Ne jouons pas les aveugles, rompons avec la cécité intellectuelle. Il est grand temps qu'on lui dise que nous sommes réveillés et que nous sommes ''Un''. Et qu'il n'a pas le monopole de la radicalité. Ce pays sera gouverné et sans lui. Et il ne sera jamais président. Il lancera autant de Fatwa qu'il voudra, mais il ne sera jamais président en Côte d'Ivoire.

Connaissez-vous personnellement Alassane Ouattara ? Si oui dans quel cadre l'avez vous rencontré ?
La première fois que je l'ai vu c'était à l'aéroport de Roissy. C'est à cette occasion qu'il a dit à sa femme que je suis son cousin. Le mentor est un menteur. Est-ce qu'il avait besoin de mentir pour prouver son ivoirité ou son ''ivoirienneté'' ? Tu peux être né à Gagnoa et n'avoir jamais vécu à Gagnoa; est-ce un délit ? Lui, Alassane, pour aller dans son village, avait-il besoin de Balla Kéïta pour le présenter à ses propres parents ? Je dis, il ne faut pas qu'il ait honte d'être un Ivoirien qui a grandi à Bobodioulasso. Maintenant le problème c'est que non seulement il a couché avec Dominique Follereaux, qui est la femme d'Houphouët, mais maintenant il veut le fauteuil. Mais c'est niet ! Au PDCI les gens sont polis, c'est pourquoi il ne lui ont pas dit cela. Moi je dis c'est niet. De deux, je me suis battu pour qu'il soit candidat; il est candidat mais je n'ai pas su que le coup d'Etat c'était vraiment lui. Aussi quand on fait l'analyse de la galère des Ivoiriens, on se rend compte que la guerre c'est bien lui. Alassane, comment peux tu prendre des armes contre ta propre maison ? Quand les gens du RDR disent qu'ils t'aiment, ne les poussent pas à aller jusqu'au sacrifice suprême. Fais tout pour qu'ils n'aient pas à arriver là. Mais toi, tu es prêt pour que tous ceux qui sont prêts à mourir pour toi, parce qu'ils t'aiment, meurent effectivement pour toi. C'est inhumain, irresponsable. On ne peut confier un bœuf à celui qui n'a pas pu garder un œuf.

Mais lui, soutient justement que quand il est arrivé, appelé par Houphouët Boigny, il a redressé ce pays qui était à la banqueroute.
Je ne veux pas entrer dans les histoires de la Banque Mondiale qui l'a imposé et autres. Ce que je voudrais dire sincèrement, c'est de savoir s'il trouve normal d'avoir été celui qui, le premier, a posé le premier gros acte anti-démocratique. Un arbitraire plus grand que celui qu'il reprochait à Bédié : un coup d'Etat. Est-ce qu'il trouve normal qu'en tant que Premier ministre de la Côte d'Ivoire, qu'il soit celui qui a armé les mains des Ivoiriens contre d'autres Ivoiriens ? C'est pour cela que je dis qu'il est disqualifié. En vérité, si sa candidature est acceptée, Laurent Gbagbo ou d'autres candidats, sont en droit de prendre les armes et dire qu'ils ne reconnaissent pas les résultats des élections. N'importe qui peut dire que moi aussi je suis le gagnant, je ne suis pas d'accord, donc je prends les armes. Nous voulons sortir de cette guerre. On n'envoie pas une guerre pour remplacer une autre. Voilà pourquoi je dis que les dés sont déjà pipés et que Ouaga doit revisiter la candidature de Ouattara. C'est leur (signataires et faciliateur) droit de l'accepter. Mais s'ils l'acceptent, demain qu'ils ne s'étonnent pas que la guerre reprenne de plus belle. Pour la simple raison qu'il y a un candidat qui dira : « mais nous on n'est pas d'accord, on prend les armes ».

Regrettez-vous aujourd'hui d'avoir fait campagne pour la candidature de M. Ouattara ?
Pas du tout. J'ai défendu Bédié, Houphouët quand il le fallait. Je veux dire quand je pensais que ces messieurs étaient en droit d'être défendus. Ce que je n'ai pas aimé, c'est que lundi, Alassane soit avec le PDCI et qu'on le présente comme étant Ivoirien, et que le mardi, on envoie Balla Kéita le présenter à ses parents et puis le lendemain, on dit : « non, il n'est pas un Ivoirien ». Qu'ils arrêtent de se foutre de notre gueule. Quand maintenant on dit qu'il est candidat, je dis d'accord on va aller aux élections, et puis je me suis mis à écouter d'autres sons de cloche. Je me suis mis à étudier le dossier de M. Ouattara en question. J'ai été surpris de voir la haine avec laquelle ses mercenaires de la plume s'en sont pris à moi parce que j'ai invité le Président Gbagbo à mon concert (FESTARRR). Je n'ai pas compris cette débauche de haine. J'ai donc discuté avec des gens qui m'ont dit, Alpha ne réagit pas. Mais j'ai dit non, Alassane, ça suffit. Ok ? Quand tu veux t'en prendre à ton vase de nuit tout le monde verra ton postérieur. Je suis peut être le fou, mais je suis le fou qui est le plus connu en Côte d'Ivoire que toi, Alassane. Qui est venu me trouver en Côte d'Ivoire ? Toi, tu n'es pas fou, tu es lucide. Mais un sanguinaire lucide. Voilà pourquoi ton cas m'intéresse. Si tu étais fou je t'aurai appelé collègue. Mais tu n'es pas fou, tu es un criminel dangereux. Voilà pourquoi je vais me consacrer à te neutraliser. Comme tu sais que tu ne seras jamais président, tu veux te faire martyr. Vas te faire pendre ailleurs. Tu ne seras pas un martyr parce qu'on ne souillera pas la Côte d'Ivoire de ton sang diabolique.

Que vous inspire l'alliance entre M. Ouattara et Bédié qu'il aidé selon vous à faire chuter ?
Moi, je ne parle pas au grand frère Bédié en tant que tel. Mais je voudrais dire que son prochain livre va s'intituler ''trahison''. De deux, je dis que Bédié ne pouvait pas échapper au plan machiavélique de Dramane.

Soyez plus explicite

Parce que Dramane, depuis qu'on lui a dit : « viens », Bédié était déjà dans son collimateur. Normalement Bédié a échappé. C'est grâce à Dieu que Bédié et Gbagbo n'ont pas subi le cas de Balla Kéïta. Je l'affirme c'est Ouattara qui a fait tuer Balla Kéïta ; Balla me l'a dit. Il m'a dit: « Alassane va me tuer parce qu'il m'a toujours détesté ». Les jeunes gens que Alassane a armés où se sont-ils entraînés ? N'est-ce pas au Burkina Faso ? Balla est mort où ? Au Burkina, simplement parce que Alassane a fait croire aux jeunes que c'est Balla qui conseillait le Général Guéi par rapport aux exactions commises sur leurs frères d'armes morts à Akouédo. Voilà pourquoi Balla s'est fait exécuter par Alassane Ouattara. Vous pouvez vérifier. Donc Gbagbo et Bédié sont en réalité des survivants.

Auriez-vous un message à l'endroit de tous ces militants du RDR qui sont prêts comme vous dites à aller au sacrifice suprême ?
Je suis en train de vous dire qu'il faut sauver le RDR, qui n'est pas le problème. Le RDR est otage de Ouattara. Il y a une année où j'ai dit que Ouattara ne peut pas être candidat. Ils sont venus me voir (ils vont se reconnaître). J'ai dit, si Ouattara ne peut pas être candidat, prenez la grand sœur Henriette, ainsi vous serez le premier parti en Côte d'Ivoire, en Afrique à prendre une femme comme candidat à la présidence. Ce sera une grande première. Et cela grandira le RDR, et Alassane avec son carnet d'adresses, pourra aider Henriette à piloter. On m'a dit gentiment, grand frère c'est une grande idée mais on ne peut pas. Mais pourquoi on ne peut pas ? On me dit : « même si elle s'appelle Dagri Diabaté, c'est une boussoumani ». Je leur dis mais attendez là, c'est la même chose que vous reprochez aux autres. Ils m'ont dit : « non, ce n'est pas cela ». Ce qui veut dire que Alassane a mis dans la tête des gens que ou c'est lui, ou c'est rien. Mais dans le RDR il y a des gens plus valable que lui.

Réalisée Par
Yves de Séry et Bidi Ignace
Coll : Kaba Mohamed
(Stagiaire)

   
Valen guédé: “Gadji Celi doit être destitué de la tête l'UNARTCI”
Mercredi 27 Fevrier 2008 - Notre Voie
Valen Guédé, artiste-musicien, a annoncé ne plus se reconnaître en Gadji Celi, le président de l'Union nationale des artistes de Côte d'Ivoire (UNARTCI). Cette information a été donnée au cours d'une conférence de presse tenue, hier, à Cocody les Deux-Plateaux. Pour lui, le président de l'UNARTCI, en plus du fait qu'il ne soit pas élu de façon conventionnelle, incite les artistes à la violence et au banditisme. “Gadji Celi doit être destitué de la tête de l'UNARTCI parce qu'il n'a pas été élu suite à une assemblée générale. Il ne mérite pas d'être à la tête de cette structure”, a-t-il déclaré.
Selon Valen Guédé, le président de l'UNARTCI doit être traduit devant les tribunaux pour avoir incité les artistes, non seulement à rompre leur collaboration avec le bureau ivoirien du droit d'auteur (BURIDA), mais aussi à ne plus verser au Burida les droits d'auteur. “Gadji Celi expose la Côte d'Ivoire qui a signé la conférence de Berne”, a-t-il lancé. Pour lui, les textes issus du projet de décret auxquels s'oppose Gadji Celi ont été écrits en fonction du memorandum rédigé au nom de l'UNARTCI.
Ce qui, bien entendu, devrait logiquement, selon Valen Guédé, avoir la caution de Gadji Celi puisque les textes indiquent la création d'un conseil d'administration qui désignera après appel à candidatures le directeur du Burida. “Gadji Celi veut être membre du conseil d'administration du Burida alors il doit être heureux de choisir lui-même le directeur”, a-t-il affirmé.
Accusé également par Gadji Celi de pratiques fétichistes, Valen Guédé a indiqué que le président de l'UNARTCI se ridiculise dans la mesure où un cabri rouge, il n'en existe nulle part.
Amédé Pierre, pionnier de la musique ivoirienne et précurseur du Burida, dit avoir une part de responsabilité dans ce qui arrive aujourd'hui dans la mesure où son choix s'était porté sur la création d'une association au lieu d'une société de droit civil.
Le ministère de la Culture et de la francophonie envisage de corriger, a-t-il dit, cette faiblesse à travers les réformes prévues par l'avant-projet de décret.
Il a exhorté l'UNARTCI à élaborer un programme d'activités pour les artistes plutôt que de se préoccuper de la gestion des morts, d'en faire un fonds de commerce. “Le président Gadji Celi doit avoir un programme. Je ne voudrais pas qu'on prenne la mort des artistes comme fonds de commerce”, a-t-il souligné.

Zéhia Kobri (Stagiaire)

 
Serges Kassy, après la sortie de son Best of: “Je veux demeurer dans l'esprit des mélomanes”
Vendredi 28 Fevrier 2008 - Notre Voie

L'idée de mettre sur le marché depuis lundi son Best of est une stratégie qui lui permet, si l'on en croit le reggaeman Serges Kassy, de se garder visible sur le marché du disque. C'est ce qui ressort de cet entretien qu'il nous a accordé.

Notre Voie : Depuis lundi, vous avez sur le marché votre Best of. Qu'est-ce qui motive la sortie de cette œuvre ?
Serges Kassy : Pour un retour sur la scène, après quelque temps de silence, il fallait quelque chose de transitoire avant la sortie de mon futur album. C'est ainsi que mon équipe et moi avons choisi un Best of pour satisfaire au besoin des Ivoiriens qui ont la nostalgie de mes tubes qu'ils ont du mal à trouver sur le marché. Avec 16 titres dont un inédit, on espère mettre du baume au cœur des Ivoiriens et de tous les amateurs de la bonne musique

N.V. : Sur quelle base avez-vous effectué la sélection des titres ?
S.K. : Mon équipe, Serges Kassy organisation, et ma maison de disque Showbiz, avons remonté le passé pour tirer les morceaux qui ont le plus égayé et fait danser le public. Au total, ils sont extraits de mes quatre premiers albums, depuis “I'm Proud” (1990) à “Jésus”.

N.V. : Pourquoi vous êtes-vous limité aux quatre premières œuvres ?
S.K. : Parce qu'il est encore possible de trouver sur le marché mes deux derniers albums, “Mougouman” (2000) et “Au nom de Dieu (2003)”.

N.V. : N'avez-vous pas eu l'embarras du choix ?
S.K. : Disons plutôt qu'il a eu un débat à un autre niveau entre mon équipe et ma maison de distribution. Moi, je voulais une compil de tous mes titres en appolo pour faire plaisir à beaucoup d'Ivoiriens qui estiment que chanter dans ma langue maternelle me réussit bien. Mais j'ai été mis en minorité et en définitive, on a opté pour un melting-pot de morceaux “en langue” et en français. Je sais que certains regretteront l'absence sur le Best of de certains titres tels que “Payez vos impôts” mais il faudra attendre encore pour la prochaine initiative.

N.V. Aller au-delà de 15 succès antérieurs ne serait-elle pas une autre solution envisageable ?
S.K. : Tout simplement, on n'a pas voulu être excessif. Pour nous, 16 titres, c'est normal et c'est se donner des chances d'avoir de quoi en réserve pour la prochaine fois.

N.V. : Quels sont vos objectifs avec ce Best of ?
S.K. : Je veux d'abord demeurer dans l'esprit et le cœur des mélomanes. Ensuite, les préparer à un concert que je donne le 30 mai prochain, dans la salle climatisée (VIP) du Palais de la culture de Treichville. Il me permettra de communier avec mon public et de lui dire que, malgré mon combat avec l'alliance patriotique, je reste soucieux de lui procurer du plaisir. Enfin, ce Best of me permettra d'être dans une dynamique de préparation de mon futur album, fin 2008. Dans les mois qui viennent mon arrangeur, Georges Kouakou, sera à Abidjan pour jeter les bases du projet. Après, nous irons le peaufiner en France et aux Etats-Unis. Nous prévoyons également une tournée dans un certain nombre de villes de Côte d'Ivoire dans le but de soutenir les accords de Ouaga et, plus spécialement, d'accompagner le président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro dans l'organisation d'élections générales en Côte d'Ivoire.

N.V. : En dehors de la Côte d'Ivoire, où sera distribué ce Best of ?
S.K. : Il sera disponible dans certains pays de la sous-région, notamment au Ghana où on a déjà des contacts. On ira voir aussi du côté de la France et de l'Allemagne. Des démarches y sont également en cours. En somme, on est bien parti pour être plus conquérant hors de nos frontières avec un produit potable ; je me battrai pour m'imposer sur la scène internationale.
N.V. : Ce qui nécessite une équipe dynamique. Avez-vous les hommes qu'il faut pour atteindre vos objectifs ?
S.K. : Je suis entouré de Stéphane Claude, mon manager de toujours. Il est épaulé par Soul Oulaï qui anime sur Fréquence 2 et qui a de très bons contacts avec le Goethe Institut. C'est d'ailleurs grâce à lui que le centre culturel allemand a accepté volontiers d'être un des partenaires privilégiés de tous nos projets.

Entretien réalisé par Schadé Adédé

 
LITTERATURE : « Quand les Noirs avaient des esclaves Blancs » de Serges Bilé Encore un livre à polémique ?

100pour100 culture: par zacharie acafou - Après « Noirs dans les camps nazis », et « La Légende du sexe surdimensionné des Noirs » , Serge Bilé continue de défrayer la chronique littéraire avec sa dernière sortie en librairie, « Quand les Noirs avaient des esclaves blancs ». Un livre qui, pour sûr, ne manquera pas de susciter les débats tout comme ses précédentes sorties. En effet, le journaliste franco-ivoirien explique comment, au Moyen Âge, les trois grands empires du Ghana, du Mali et du Songhaï étaient si riches que leurs souverains pouvaient s'offrir des esclaves blancs !

En essayiste volontiers polémiste, Serges Bilé tente dans cet ouvrage de retracer un passé « glorieux » et souvent bien méconnu de l'Afrique à travers les grands empires soudanais du Moyen Age. On y retrouve au fil des pages, des civilisations africaines, riches et puissantes, où l'écriture et les sciences tenaient une place plus qu'importante. L'auteur met notamment en relief les rapports étonnants qu'entretenaient Noirs et Blancs, et le cheminement qui les mena à s'affronter au nom d'une domination et d'un pouvoir absolu. Des souverains, épris de conquêtes et de progrès, dans une Afrique flamboyante, dont la marche en avant sera arrêtée par les invasions arabes et européennes…

Le dernier livre de Serge Bilé repeint à souhait les idées reçues sur une partie de la civilisation negro-africaine très souvent méconnue... Déjà auteur de trois essais, d'un conte et de plusieurs documentaires, Serge Bilé fait son entrée littéraire avec une œuvre qui comme à l'accoutumée ne laisse pas indifférente. Sorti le 08 Janvier dernier, ce livre est disponible aux Éditions Pascal Galodé.

 
Corine Hazoumé, (directrice générale de Cer'Afrique ) Nouvelle  ambassadrice en Afrique des marques de luxe

100pour100 Culture - par firmin koto - La célèbre céramiste panafricaine Corine Hazoumé vient de signer avec Casthel Braccini, l'agence la plus reputée en stratégie marketing, communication, publicité et relations publiques crée en 1979 et présidée par Mirco Braccini photographe attitré des sommités mondiales : Rudolph Nureyev, Olga Berluti, François Mitterand et Françoise Hardi entre autres.

Corine Hazoumé a été investie ambassadrice en Afrique des marques de luxe par Casthel Braccini localisée à Paris dans le quartier chic des Champs Élysée qui tient déjà un précieux portefeuille clients : Louis Vuitton, Berluti, Céline, Hennessy, Ruinart, Dolce Gabanna… qui a publié un millier de photos pour ses grandes marques dans les magazines les plus prestigieux du monde : Elle France, Harper's, Bazar Italy, L'Umuo, Vogue, Marie Claire Japon, Maxim Chine, Play Boy Russie, GQ Germany, Times Magazine, Le Figaro, Dove Italy, Finacial Times, Paris match, Air France Madame, Le Monde, Capital, Panorama…Plusieurs vidéos réalisées par ses studios ont été diffusées sur les plus grandes chaînes internationales. Depuis son exposition dans les jardins de Versailles et l'invention des premiers meubles en grès, Corine Hazoumé rejoint tout naturellement les plus grands créateurs du monde et aura la lourde responsabilité de représenter l'Afrique lors des événements, rencontres et expositions à travers le monde.
Plusieurs actions dans les domaines culturels et humanitaires sont déjà inscrites dans son agenda et seront menées aussi bien en Afrique qu'en Europe en vue de créer une passerelle d'échanges entre ces deux continents. Casthel Braccini gère désormais l'image et la carrière de cette grande dame de la culture africaine qui a su par ses œuvres établir un pont entre ces deux cultures. En femme de challenges, la bouillante céramiste saura mener à bien sa nouvelle mission en plus de ses autres activités liés à Cer'Afrique, première entreprise de céramique fine et des objets de l'art de la table en Afrique qui célèbrera ses 10 ans en mars prochain. Il n'est pas étonnant que « la dame de feu » débordée de sollicitations soit « Highbookée » jusqu'en 2009. Félicitations à la nouvelle ambassadrice qui fait la fierté de notre continent.

DAVID MONSOH (Producteur d'artistes): Portrait d'un jeune faiseur de stars

100pour100 Culture: par ATSE N'CHO DE BRIGNAN - Tout a commencé pour ce jeune natif d'une famille de 20 enfants dans les années 90 quand, étant au lycée à Agboville (sa ville natale située au sud de la Côte d'Ivoire), il fit la connaissance de sa « sœur » Nayanka Bell, une des plus belles voix féminines d'Afrique. Le courant entre les deux passe si bien et si vite à tel point que la chanteuse ivoirienne décide de lui confier la gestion de son magasin de couture, en tant qu'Agent administratif. L'année d'après, la diva ivoirienne propose d'emmener le jeune homme en France pour y poursuivre des études au Lycée Saint-Gabriel, à Bagneux (92), en région parisienne. Après le lycée, l'homme s'oriente vers le Tourisme et les Loisirs pour préparer un BTS au CESG de Paris. De par sa formation en alternance, il intègre la société de production cinématographique SLP de Monsieur Pascal Leibel, le mari de Nayanka Bell, en tant que stagiaire. Parallèlement à ses études, David Monsoh s'occupe du côté management de l'album Visa de Nayanka, sorti en 1994 et qui obtint l'Africa Music Award. La même année, elle fut consacrée La plus belle voix féminine d'Afrique lors de la remise des Trophées des Lions d'or à Paris. Ce côté Manager donne de l'aile à David qui décide de s'essayer dans un autre domaine du showbiz, à savoir : la production d'artistes.
C'est ainsi que dans les 1989, il fait la connaissance de Gadji Céli, le footeux-capitaine chanteur des Eléphants de Côte d'Ivoire. David voit toute suite en l'homme une certaine qualité de chanteur et non des moindres. Gadji Céli, également, loue ses services de Manager. Et quand, en 1992, le capitaine des Eléphants décide de mettre fin à sa carrière de footballeur après avoir remporté la Coupe d'Afrique des Nations, David Monsoh le récupère et le booste à se convertir à la musique. Toute suite, entre les deux, un « deal » est scellé : le jeune David co-produit le tout premier album « Espoir » sorti en 1994 du Footballeur devenu chanteur, avec le titre phare « King Solo ». Ce premier test dans la production s'avère réussi, car l'album reçoit un grand succès au niveau du public.

Alors, David intègre SONODISC, une des grandes maisons de distribution de disques à Paris où Monsieur Marcel Perse, le DG d'alors lui confie le poste de Directeur artistique Afrique de 1994 à 2004. Son rôle : dénicher de nouveaux talents africains en vue de faire leur markéting à travers la structure. Charité bien ordonnée commençant par soi-même, il propose le nouvel album de Gadji Céli à la maison de distribution, qui l'accepte. En cette période-là, il se rappelle comme si c'était hier : « C'est par "King Solo" de Saint-Jo (Gadji Céli) qu'on a commencé par jouer de la musique africaine dans les boîtes de nuit. Comme l'artiste faisait un genre musical méconnu qui plaisait aux mélomanes de la métropole et que j'ai baptisé "Afro-zouk", ça a tout de suite pris ».

En 1995, le jeune chroniqueur de musique africaine fait la rencontre de Koffi Olomidé. Avec lui, il co-produit deux de ses albums ; « Effrakata » en 1996 et « Affaire d'Etat » en 1998. Ces deux opus permettent à Koffi Olomidé de gagner la confiance de la maison de distribution qui le réintègre grâce au soutien de David. Il devient en même temps son producteur exécutif.

1999, Magic System sort 1er Gaou en Côte d'Ivoire. Le succès inattendu de l'album conduit Monsoh à le faire distribuer en France par sa maison en 2000. C'est le coup de pouce qui aura un effet positif pour le groupe quand on sait aujourd'hui qu'il est le groupe zouglou ivoirien le plus sollicité en Europe. Dans cette même période, le faiseur de stars multiplie les spectacles à Paris avec à l'affiche les artistes ivoiriens et antillais tels Petit Yodé & L'enfant Siro, Les Garagistes, Dezzy Champion, Jocelyne Labille, Shadee, Meiway, Sonia Dersion et sans oublier le King Gadji Céli qui a quelque part contribué à son ascension dans le showbiz. « Gadji Céli est celui-là même qui a mis en moi le virus de la production d'artistes. D'abord, il m'a fait confiance en tant que son manager général, puis en tant que le producteur attitré de tous ses albums : Espoir, en 1994, Affaires de femmes, en 1996 puis Femme de feu, en 2000. Je ne cesse de le remercier d'avoir cru en moi », avoue le jeune producteur.

En automne 2002, au cours d'une prestation de Gadji dans un night club parisien, il est frappé par un nouveau style de danse mis en place par un groupe de jeunes ivoiriens. Sans hésiter, David les approche et leur propose de vulgariser ce qu'ils viennent de démontrer avec les concepts de « décaler, décoller, travailler », sur fonds musical. « Quand je les ai approchés pour leur en parler, Douk Saga et ses copains ont posé un refus catégorique, parce que, me disent-ils, qu'ils n'étaient pas chanteurs et qu'ils ne veulent pas entrer dans cette chose-là. Alors, je demande à Lino Versace de convaincre son ami Douk Saga de venir me voir, car je veux faire un truc pour lui et je suis sûr qu'il va rentrer en fanfare à Abidjan avec cela », se souvient David.
C'est ainsi qu'en 2003, « Le sommet des sommets » finit par accepter de rentrer en studio avec ses amis pour montrer aux mélomanes leur nouveau concept qu'est le Coupé décalé, devenu très en vogue. Une fois encore, le nom de David Monsoh est colporté jusque dans les boîtes de nuit ivoiriennes. Les Disc Jockeys comme Arafat, Erickson le Zoulou et quelques membres de la Jet Set (Bôrô Sanguy, Lino Versace) font désormais partie de son écurie.
Bosseur infatigable et « businessman effréné », le jeune mécène casse sa tirelire pour jeter son dévolu sur la musique congolaise qu'il a toujours adorée. Son choix se porte sur Fally Ipupa, un jeune chanteur qu'il a connu dans les années 97-98 avec le groupe « Talent Latent » produit par Syllart Production. « C'est moi qui ai présenté Fally Ipupa à Kofi Olomidé en lui disant d'apprendre avec lui et son Quartier Latin et que je le produirai plus tard ».
Comme une prophétie, Fally suit les conseille du faiseur de stars et, en 2006, celui-ci produit son premier album solo « Droit Chemin ». C'est le coup d'éclat total, car l'album s'est révélé comme étant un best-seller et la jeune étoile montante du N'dombolo ne cesse de multiplier les concerts en Europe et en Afrique.

Aujourd'hui, inscrit à la Société civile des Producteurs de Phonogrammes en France avec sa maison de Production OBOUO Music, spécialisée dans l'édition phonographique et les montages vidéo, David Monsoh est incontestablement l'un des producteurs d'artistes africains les plus célèbres. A entendre scander son nom dans toutes les chansons est quelque chose de notable. Sa structure basée à Londres avec un bureau sur l'Avenue des Champs Elysées à Paris, David Monsoh, le jeune mécène faiseur de stars, est toujours entre deux avions à la recherche de contrats pour ses artistes. A 34 ans, il est marié et père de trois enfants dont deux garçons et une fille.